Allez-vous porter la couronne aujourd’hui?

C’est l’Épiphanie !

Chaque année, plus de 30 millions de galettes des rois sont vendues en France.
Que vous choisissiez la galette à la frangipane ou la brioche des rois aux fruits confits vous perpétrez la tradition et transmettez son histoire.

L’Épiphanie, fête religieuse, tire son nom du grec ancien ἐπιφάνεια, epiphaneia qui signifie : manifestation, apparition soudaine.

On la fête douze jours après Noël, elle a donc été fixée au 6 janvier en Occident pendant la deuxième moitié du IVe siècle (350), mais on la célèbre généralement le dimanche qui suit le 1er janvier.

Chez les orthodoxes, le calendrier julien, décalé de 13 jours par rapport au grégorien promulgué par le pape Grégoire XIII en février 1582, ne fait pas célébrer le 6 janvier, la venue des mages mais la venue de Jésus comme fils de Dieu par son baptême.

Chez les chrétiens, c’est le jour où l’on célèbre l’adoration des mages. Évoquée dans l’Évangile selon Saint Matthieu, la venue des mages ne mentionne ni leur nombre ni leurs noms et ne dit pas qu’ils sont rois. Ils cherchent le roi des juifs qu’ils veulent honorer. Ayant appris la naissance de Jésus, ils sont guidés par l’étoile de Bethléem et arrivent à la crèche pour offrir au divin enfant, l’or pour sa royauté, l’encens pour sa divinité et la myrrhe pour sa mortalité.

« Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui.« 

C’est en fait le nombre des cadeaux qu’a retenu la tradition, pour pérenniser l’idée que ces mages étaient au nombre de trois.

Des récits ultérieurs ont identifié les mages par leur nom et leurs terres d’origine.

C’est dans un manuscrit initialement rédigé en langue grecque, plus de 500 ans après la naissance de Jésus puis traduit vers le VIIIe siècle en langue latine: le Excerpta latina barbari (« Extraits latins d’un barbare »), et relatant une « brève histoire du monde depuis la Création biblique » que les noms traditionnels de « Gaspard, Melchior et Balthazar » apparaissent pour la première fois.

La tradition du partage d’une galette des rois s’inspire des Saturnales, grandes fêtes païennes, célébrées par les Romains, lorsqu’ils régnaient encore sur l’Occident, en l’honneur de Saturne le Dieu du temps.

Durant cette période, associée au solstice d’hiver à la fin du mois de décembre, la tradition était de partager des repas et de s’offrir des cadeaux. Même les esclaves étaient invités à partager une galette avec les romains. Et s’ils avaient la chance de trouver la fève, ils devenaient le « roi » ou la « reine » le temps d’une journée en tant que « Prince des Saturnales » et avaient le droit d’obtenir ce qu’ils souhaitaient pour la journée.

En France depuis le XIVe siècle est célébré un « repas des Rois », on y partage la galette ou la brioche des rois, dans lesquelles on glissait à cette époque un haricot sec ou une fève.

Sous la convention, un arrêté de la Commune de Paris daté du 31 décembre 1791 tente de rebaptiser l’événement en « fête du bon voisinage »« fête des philosophes » ou « fêtes des sans-culottes » et les révolutionnaires préfèrent appeler la galette « le gâteau de la liberté »

En 1874, apparaît la première fève en porcelaine. C’est en Allemagne et elle prend la forme d’un baigneur. Ensuite les sujets vont se diversifier pour le plus grand bonheur des fabophiles qui collectionnent des séries entières de ces petites pièces.

La tradition veut que le plus jeune de l’assemblée se cache sous la table, et assure à l’aveugle la distribution des parts.
Et pour la recette de la crème frangipane (un tiers de crème d’amande, deux tiers de crème pâtissière), elle devrait son nom au comte Cesare Frangipani, qui aurait offert la recette à Catherine de Médicis au XVIe siècle, en cadeau de mariage lors de ses noces avec le futur Henri II. 

Savez-vous comment j’aime la galette ?
Avec du beurre dedans comme dit la chanson :

Publié par histoiresdauteur

Passionnée par les mots, orthophoniste devenue auteur, je partage mon chemin d'écriture sur mon site histoiresdauteur.fr . J'aime le genre de la nouvelle et participe avec des textes courts à des concours d'écriture, j'ai eu la joie d'être sélectionnée, primée et éditée pour un texte jeunesse et pour une nouvelle historique. Je prépare un recueil et mon premier roman est écrit.

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