Sélectionnée !

La réponse est venue en juillet…
Je fais partie des gagnants du concours d’écriture !
Créer un livre jeunesse en fédérant autour d’un beau projet, c’est l’idée qu’a eu une illustratrice de l’ Aveyron Anaïs Verdier.
En mai 2022, elle a lancé un concours d’ écriture autour de ses illustrations et a reçu 870 textes venus de France et d’ailleurs (Allemagne, Belgique, Canada, Guinée, Madagascar, Bénin, Haïti, Maroc…)
Une équipe de 16 jurés a eu deux mois pour lire toutes ses histoires imaginées pour les enfants de 3 à 10 ans.
Et à l’issue d’une belle journée de délibération, un 14 juillet, 24 auteurs ont été sélectionnés.
J’en fais partie ! Quelle joie d’être embarquée dans ce projet coopératif.
Anaïs a pris son téléphone pour nous annoncer elle-même la nouvelle et prendre le temps d’échanger sur la façon dont allait se dérouler ensuite la création du livre.
Voici notre collectif d’auteurs que nous avons baptisé « Les mots des rives » , Anaïs ayant fondé les éditions du petit ruisseau.

Et notre répartition géographique :

Ce livre à tout pour plaire: Un grand format 28 x 28 cm, adapté à la lecture en groupe avec des images pleine page en regard d’un texte, des thèmes familiers autour des enfants et des animaux prônant le respect, l’entraide et le bien vivre ensemble, des textes variés (poésie, calligramme, conte, chanson, récit), des illustrations colorées avec plein de détails à observer, des jeux et des activités, deux illustrations bonus sans texte pour offrir la possibilité aux lecteurs de devenir eux-aussi auteurs, le livre sera coopératif jusqu’au bout.
Il deviendra peut-être même solidaire si le nombre d’exemplaires pré-vendus est suffisant, alors soyez nombreux à nous soutenir pour que l’on arrive aux dons de livres à des associations caritatives, la LPO, la FCPN et UNICEF.
Il sera imprimé dans l’Aveyron par une imprimerie labellisée utilisant des papiers respectueux de l’environnement. Avec une couverture rigide et du beau papier, il sera durable. Regardez comme il est beau :

Anaïs et Pablo, son chéri, ont estimé à 1500, voir 1800 le nombre d’heures passées d’avril à septembre pour arriver au lancement du livre coopératif sur Ulule, sans compter le travail d’illustration.
C’est le 30 septembre que nous nous sommes retrouvés à La Bastide L’Evêque pour la fête de lancement du livre. J’ai pu tenir entre mes mains la maquette !

Vous pouvez soutenir notre projet sur la plateforme Ulule: ICI Les frais de port sont gratuit spécialement pour la campagne de prévente et tous ceux qui nous soutiendrons auront leur noms dans les pages de remerciement.
Anaïs a prévu des cadeaux pour tous les souscripteurs, des offres de parrainage, des offres pour les écoles, les bibliothèques, les centres de loisirs, les comités d’entreprises, les commerçants.
Vous trouverez toutes les informations, les coulisses, les extraits, les vidéos, les offres sur la page de notre campagne de financement participatif : ulule.com/kunigo/
Un grand merci à tous ceux qui déjà nous soutiennent, nous arrivons au premier palier des préventes. Alors rejoignez-nous pour aller plus loin encore.

Des nouvelles de mon roman

C’est vrai j’avance doucement.
Puisque c’est un premier roman, je découvre au fil de mes avancées ce que veut dire « écrire un roman » et je dois tout apprendre.
Je lis, j’écoute interviews et podcasts, j’échange sur les réseaux, je participe à des concours d’écriture. Cela ralenti évidemment l’ avancée de mon roman mais cela me permet de mieux écrire.
L’essentiel pour moi n’est pas de finir vite mais juste de finir, d’aller au bout de ce chemin avec mon personnage.
J’avance avec lui, j’ai des idées pour lui, mais je crois que c’est lui qui me mène. Je n’ai pas bâti la structure de mon roman avant d’écrire, tout se construit au fil de l’écriture.
Donner vie avec des mots est une chose formidable.
Mon personnage a donc pris vie, il a découvert un secret familial qui l’entraîne sur la route. Il y aura des rencontres qui vont compter et d’autres non. Il va redessiner une branche à son arbre généalogique et tout va changer.
J’ai couché mes mots sur 130 pages déjà et avec plus de 300000 caractères et espaces j’ai dépassé le « roman court », mon texte entre dans la catégorie « roman » mais je n’irai pas jusqu’au pavé. La fin approche …
J’aimerais déjà vous faire lire tout cela.
Mais pour l’instant vous n’avez droit qu’aux extraits.
Que choisir aujourd’hui, pour ne pas vous en dire trop mais vous donner tout de même à goûter mes mots.
Arbitrairement, j’ai ouvert mon fichier à la page 91 et j’ai choisi une phrase. Puis j’ai fait défiler, en prenant quelques mots jusqu’à la page 97. Voici ce que j’y ai pioché :

Aurez-vous l’envie d’aller plus loin dans la lecture, avec ces quelques bribes ?

L’écriture de nouvelles, un moyen de travailler son style.

Photo de Lisa sur Pexels.com

« Je tiens la nouvelle pour la meilleure école d’écriture. » disait Hervé Bazin.
L’écriture s’apprend, alors, en bonne élève, j’écoute le conseil et je multiplie les exercices.
Je travaille aussi mon écriture en écrivant des nouvelles, j’aime ça et l’objectif qui impose d’être bref n’est pas simple.
Au contraire du roman, où l’on prend le temps d’installer son univers et son monde, la nouvelle impose de trancher. Et puisqu’il faut faire court, le choix des mots est décisif. Chacun d’eux doit servir à la narration sinon il sera supprimé. On va donc relire sans hésiter à couper, puis revenir encore et encore sur son texte pour ciseler jusqu’à l’essentiel. C’est en cela qu’on apprend à être clair, il ne doit rien manquer et pourtant il ne faut pas trop en dire.
La clarté de l’intrigue, l’univers réduit, le nombre de personnages et d’actions limités, vont concentrer l’effet narratif et donner le rythme jusqu’à la chute qui arrive quand on ne l’attend pas pour surprendre le lecteur. C’est un vrai plaisir que d’imaginer une fin insolite qui puisse frapper le lecteur.
Pour corser un peu plus la tâche, je réponds à des appels à textes, des concours qui donnent un thème et un nombre de caractères imposés, parfois même la phrase d’accroche est donnée.
Ces nouveaux défis me poussent hors de ma zone de confort et ouvrent le champ des possibles.
Parmi les bonnes résolutions que j’avais projetées au début de l’année 2022, j’avais posé l’objectif d’envoyer un texte par mois.
En cette fin juillet, je devrais donc avoir totalisé sept participations.
Pensez-vous que je m’y suis tenue ?

Et bien, j’ai proposé :
un poème
une page pour la littérature jeunesse
une micro nouvelle
un conte
et quatre nouvelles

Je suis donc dans les clous et espère tenir le rythme jusqu’en décembre.
Les premiers résultats arrivent, je vous donnerai bientôt des nouvelles.

En attendant si vous avez envie de lire la dernière nouvelle proposée. Elle est en ligne sur le site du concours Lire magazine-Librinova, la phrase d’accroche imposée était : Le lundi 5 novembre 2018, l’agent funéraire procéda à l’ouverture du cercueil pour l’exhumation, il était vide…
Je me suis donc amusée à mener l’enquête et le titre de ma nouvelle est : Où est passé l’oncle Edgard

Je vous souhaite une bonne lecture,


Les jalons de mon chemin d’écriture

Il y a cinq mois, j’écrivais le premier article de ce blog et vous dévoilais mon rêve d’écriture.
Je vous parlais alors d’un roman en gestation. Je crois que je vous dois un petit regard dans le rétro pour vous dire comment les choses évoluent.

J’imaginais aller au bout de mon intrigue sans trop de soucis puisque j’avais en tête une idée de la fin de mon histoire.
Mais c’était sans compter sur les moments où les choses bloquent. Une péripétie qui nous emmène ailleurs, des événements que l’on ne parvient pas à relier, une scène qui ne vient pas…

Alors j’ai pris le temps de réfléchir sur mon écriture, j’ai cherché comment font les autres, j’ai parcouru des blogs, des pages, des vidéos, me suis inscrite à des masterclass d’écriture et j’ai participé à des concours d’écriture.

J’ai découvert que je suis une auteur plus « jardinière » que « architecte » , c’est ainsi qu’on classe les auteurs en fonction de leur façon d’écrire. Je ne bâtis pas de plans, ne construis pas des fiches de personnages, je sème des mots, je plante des idées, je creuse, je glane, je taille…

Mais avec ce que j’ai appris, mon travail a changé. Je sais maintenant ce qu’on appelle un arc narratif, j’ai vu ce que pouvait m’apporter de travailler sur la structure du récit.
Je continue à apprendre pour mieux avancer et mes objectifs ne sont plus les mêmes.
Il me tardait au départ de poser le mot fin à mon roman, maintenant je n’ai plus peur de le laisser dormir un peu pour travailler sur d’autres textes qui ne peuvent qu’améliorer mon style.

J’ai donc écrit pour deux concours de nouvelles, un concours de poésie, un appel à textes dans le cadre de la semaine de la francophonie, et je prévois de répondre à d’autres encore car c’est pour moi un moyen d’écrire des choses que je n’entrevoyais pas, les consignes en matière de thème ou de nombres de mots obligent à sortir de sa zone de confort et booste la créativité.

Mon roman a bien avancé aussi et onze chapitres sont écrits. J’arrive au moment fort, le climax dit-on.
Je me rends compte que je ne vous ai donné qu’un seul extrait et cela lors du premier chapitre, si vous voulez le relire c’est ici


Et je vous propose un nouvel extrait avec ces quelques lignes tirées du second chapitre :

Est-ce que vous aimez ces extraits ?
Dites-moi en commentaire, si vous voulez en voir d’autres.

Auto portrait esquissé par les mots.

Avec l’écriture, l’envie de se dévoiler plus, tout doucement apparait.
Mais que vous dire de moi pour me définir simplement.
Un portrait chinois, le questionnaire de Proust, une liste de qualités et de défauts ?
Rien de bien enthousiasment la dedans, je trouve.

En y réfléchissant, j’ai trouvé cette image bien parlante :

Oui c’est tout à fait moi ça, j’aime les jolies chaussures à talons mais j’aime être à l’aise !

Et puis il y a plein d’autres choses que j’aime et celles que je n’aime pas du tout. Alors je vais vous raconter.

J’aime le bruit des feuilles que j’écrase sous mes pas dans la forêt, je n’aime pas les abats et les betteraves rouges.
J’aime les petits villages pittoresques, je n’aime pas les films d’horreur.
J’aime laisser fondre un carré de chocolat praliné dans ma bouche, je n’aime pas suivre les recettes sans y mettre ma touche personnelle.
J’aime me caler sur de gros oreillers pour m’évader dans un roman, je n’aime pas les gens pétris de mauvaise foi.
J’aime nos grandes tables de famille, je n’aime pas les jours sans soleil.
J’aime les petites surprises qui ne coûtent presque rien mais qui réchauffent le cœur, je n’aime pas les gens qui écrasent les autres pour briller.
J’aime la lumière des grandes baies vitrées, je n’aime pas le café.
J’aime le matin plus que le soir, je n’aime pas les gens qui jettent leurs déchets n’importe où.
J’aime la vie à la campagne, je n’aime pas les conflits.
J’aime les livres, les arts, je n’aime ni les profiteurs, ni les nombrilistes ni les copieurs.
J’aime rêver que tout est possible, je n’aime pas me séparer des choses je dis toujours qu’elles pourront resservir.

Vous voyez, je ne suis pas compliquée…

Et vous, il y a un truc que vous aimez par dessus tout ?

Des mots aux expressions.

La lecture nous apporte parfois de jolies surprises. Au détours d’une phrase c’est un mot nouveau qui nous frappe. On le trouve beau, ou on l’aime moins, mais il s’ajoute à notre bagage.
Et puis il y a ces bons mots, ces petites phrases drôles ou assassines, ces mots posés en dictons ou proverbes, ces belles citations et ces mots devenus expressions.
Mots d’esprit pour divertir ou mots narquois, voir irrévérencieux, qui cherchent à provoquer, ils sont choisis et posés pour faire mouche.

Les concours de bons mots étaient à la mode au cours du XVII et XVIII siècle dans les salons parisiens et à la cour du roi.
A Versailles, le roi Louis XVI aurait demandé à l’écrivain Antoine de Rivarol : « On raconte que vous faites des mots d’esprit sur tout… Faites-en un à mon sujet ? ». Et il lui aurait répondu de ce bon mot : « Oh Sire, le Roi n’est pas un sujet ! »

Certains mots vieillissent, certains s’oublient puis disparaissent. Pourtant ils ne manquaient ni de malice ni de poésie à une époque maintenant révolue.
Des expressions argotiques ou régionales emplies de bon sens ou riches d’inventivité ont exprimé les mœurs, us et coutumes, révélant la vie de ceux qui nous ont précédés.
C’est un patrimoine qu’il nous faut garder, tous ces mots méritent d’être écrits, d’être lus d’être entendus.

Alors j’ai envie de venir, de temps à autre, partager sur ce blog des expressions oubliées ou presque pour le plaisir de les faire renaître un instant.
Aujourd’hui je vous propose celle-ci :


« Se pousser du col »

avec une illustration du dessinateur Francisque POULBOT (1879 – 1946) aux crayons de couleurs et encre de chine, au moment de la guerre 1914-1918.

Photo : © Christian Devleeschauwer

Cette expression trouverait ses origines dans les habitudes des bourgeois prétentieux qui soulevaient le col de leurs chemises par esprit de vantardise. Elle signifie donc :
se mettre en valeur, se vanter, être prétentieux.

Connaissiez-vous cette belle expression « ça se pousse du col » ?


Un extrait audio

Les livres audio vous aimez ?
Certains y sont farouchement opposés, d’autres estiment que lire avec les oreilles est un plaisir. Ils évoquent alors les sensations retrouvées de la lecture du soir de leur enfance.

L’audio livre est parfois la seule alternative pour celui qui ne peut utiliser ses yeux, mais c’est aussi parfois une autre façon de lire parce qu’on est occupé à une autre tâche. Dans les transports, en faisant du sport, du ménage ou tout autre chose, certains optimiseront leur temps en écoutant des livres.

Je crois que la voix transmet d’autres émotions non perceptibles dans une lecture simple, elle magnifie le texte et le rend plus efficace encore. Mais pour que le résultat soit là il faut choisir une voix qui « colle » au texte. Car comédien voix est un vrai métier. Il incarne les personnages et le texte tout entier. Il module sa voix pour vous emmener encore plus loin. Il vit le texte et vous partage ses émotions.

Je voudrais vous faire entendre un petit extrait, tout petit extrait tiré du premier chapitre de mon roman en cours. Il est lu par Amandine.

Vous avez aimé cet extrait ? Pensez-vous comme moi que la voix apporte une autre dimension ? Et que l’immersion dans le roman peut être plus grande avec le jeu d’un comédien voix ?

Bonne année !

Quelques mots rimant pour mes souhaits de nouvel an…

Chers amis,

Ce soir déjà l’année va s’éteindre,

depuis 365 jours elle s’égrène et doucement s’efface

pour qu’une autre dès le petit jour prenne place.

Nous voici ensemble savourant ce doux festin

en attendant minuit pour sous le gui nous étreindre.

Alors rêvons 2022 comme un cadeau du destin.

Espérons pour chacun santé, succès et bonheur.

Ne changez rien, restez les mêmes,

chers amis qui savez nous entourer,

sachez que l’on vous aime.

Par ce poème je veux vous souhaiter

ce qu’il y a de meilleur et la joie en toute heure.

Que l’an nouveau soit une nouvelle chance

de voir se concrétiser vos plus jolies espérances.

Catherine

 

Photo de Jill Wellington sur Pexels.com

La belle histoire du secrétariat du Père Noël

Rue du ciel, allée des rennes, atelier du lutin…. l’adresse du Père Noël n’est pas très sûre, mais il suffit d’avoir inscrit Père Noël pour que la Poste puisse lui déposer toutes les lettres !

Pas besoin d’y mettre un timbre c’est gratuit mais il ne faudra pas oublier de noter son nom au verso de l’enveloppe pour recevoir une réponse.

C’est, à mon avis, une belle occasion de donner à un enfant l’envie de prendre un stylo et d’écrire.

Car depuis un peu plus de cinquante ans, sa lettre est bien distribué au Père Noël qui lui répondra.

Mais savez-vous comment est né le service postal du Père Noël ?

L’histoire remonte à plus de cinquante ans en terre normande.

Je voulais donc vous parler de cette femme au grand cœur qui inventa ce service de secrétariat du Père Noël.
Magdeleine Homo était receveuse des PTT à Veules les Roses en Normandie. Désolée de voir toutes ses lettres d’enfants sans réponses, elle décida de s’atteler discrètement à la tâche alors qu’à cette époque la hiérarchie demandait à ce que ces courriers soient détruits.
De sa plume elle leur répondait et, pour faire plus vrai, elle ajoutait de vieux timbres et la mention « par avion ».
Puis en 1958, elle décida de demander l’ autorisation officielle de répondre aux enfants. Cela lui fut accordé par le ministre des PTT en personne, Bernard Anciaux. Magdeleine sollicita alors des parents, le maître d’école et surtout sa factrice Juliette Leboucher. Et les enfants avaient donc des réponses plutôt personnalisées.

La Poste repris l’idée en 1962, en créant le secrétariat du Père Noël, d’abord dans le bureau central des rebus puis décentralisa le service à Libourne en 1967.
Magdeleine est décédée en 1963 et n’a donc pas connu l’ampleur du service né de son idée alors je voulais lui rendre hommage ici dans ces quelques lignes.

Elle n’a certainement pas été la seule à désobéir pour le plus grand bonheur des enfants. J’ai pu lire aussi que Odette Ménager receveuse des Postes à Nueil-sur-Layon (Maine-et-Loire) de 1948 à 1956 avait répondu également aux lettres des enfants.
Il paraît même qu’elle prenait soin d’utiliser une écriture tremblante puisque le Père Noël était un vieil homme. Mais elle avait gardé le secret vis-à-vis de ses collègues comme de ses proches jusqu’ à son décès en 1977.

Merci à elles et à toutes les personnes qui n’ont pas fait savoir qu’elles donnaient ce bonheur aux enfants avec bienveillance, écoute, patience, générosité et partage, vivant ainsi pleinement l’esprit de Noël.

Un petit mot pour Saint Nicolas

C’est la Saint Nicolas !

Ce week-end dans le Grand Est et surtout en Lorraine, puisqu’il en est le patron, Saint Nicolas est fêté dignement. Défilés, chars, fanfares, lumières, vin chaud et friandises ne manqueront pas.
Saint Nicolas visitera les petits dans les écoles, les anciens dans les foyers et les familles dans les cœurs de villes.

Dans la tradition, les enfants déposent avant de se coucher un verre de lait pour Saint Nicolas et une carotte pour son âne car dans la nuit il viendra apporter ses cadeaux : oranges ou clémentines, friandises et surtout le pain d’épices à son effigie.
Il aurait ainsi inspiré le personnage du Père Noël.

Mais attention, la bonté de Saint Nicolas n’est que pour les enfants sages !
Pour les plus désobéissants, le Père fouettard qui l’accompagne, tout de noir vêtu et l’œil menaçant, sortira une trique de sa hotte.

Cette fête trouve ses origines à Myre en Turquie. Saint Nicolas avait été évêque de Patare en Lycie (aujourd’hui Turquie), emprisonné il est décédé en martyr à Myre le 6 décembre 335 et ses reliques reposèrent là-bas jusqu’au XIème siècle.

Elles furent ensuite emportées par des chrétiens et atteignirent Bari en Italie en 1087.

En 1098, Aubert de Varangéville se rend en pèlerinage à Bari. Le chevalier lorrain, avec l’aide d’un moine, s’empare d’une phalange dite « Dextre bénissante » qu’il entrepose à Port qui deviendra plus tard Saint-Nicolas-de-Port avec la construction d’une basilique et le début d’un pèlerinage.

Généreux et bienveillant Saint Nicolas de Myre était réputé protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles.
En Lorraine, on le dit patron des écoliers qui, pour le remercier, lui chante la chanson :

Ô grand Saint Nicolas
Patron des écoliers
Apporte-moi des pommes
Dans mon petit panier
Je serai toujours sage
Comme une petite image
J’apprendrai mes leçons
Pour avoir des bonbons
Venez, venez, Saint Nicolas
Venez, venez, Saint Nicolas
Venez, venez, Saint Nicolas
Et tralala

Nous la gardons tous en tête pour l’avoir chantée en classe, puis apprise à nos enfants.

Et cela me donne maintenant l’envie d’écrire quelques vers :