L'écriture s'apprend, l'écriture se travaille, l'écriture se nourrit et peu à peu l'histoire d'un roman naît comme un trésor mis en lumière. Les personnages s'agitent et ils nous mènent.
« Le plaisir des mots fait partie des meilleurs plaisirs de la vie. » Bernard Pivot
Nous entrons dans le dernier mois de l’année, celui du froid et des lumières, celui qui se pare de paillettes et nous mène vers la fête. C’est le temps des bilans et des résolutions, le temps du partage et des cadeaux. Alors voici pour vous le mien : un clin d’œil chaque jour jusqu’à Noël. Je lance le compte à rebours, les yeux fixés vers le 25ème jour.
Je vous invite à découvrir, dans ce temps de l’Avent, les cases de ce premier calendrier que je me suis amusée à concocter pour vous qui aimez les mots. De jolis mots, ceux de Victor Hugo comme de Renaud, ceux d’écrivains ou d’humoristes, des mots tordus et calembours, des énigmes et des jeux, avec des photos et des vidéos, des mots inspirants pour je l’espère votre amusement.
Une nouvelle case s’ouvrira chaque matin, si tout fonctionne bien. C’est un défi pour moi que de le mettre en place, moi qui en classe n’ai jamais eu de cours d’informatique (oui je suis née dans les années soixante !) mais qui grâce à internet fouille et repère les astuces de ceux qui ont déjà fait avant moi.
J’espère que ces petits moments vous plairont. N’hésitez pas à laisser vos commentaires, au bas de cette page l’endroit est prévu ! C’est le seul moyen pour moi d’entrevoir vos attentes et d’adapter mes articles. Abonnez-vous si ce n’est pas déjà fait et partagez pour que je sois un peu plus lue. Merci d’être venu-e-s 😉
Place au jeu, il est temps pour vous d’aller ouvrir la case du jour de ce calendrier. Les cases précédentes restent ouvertes pour les retardataires 😉
Des émotions, des mots, des pages… un rêve d’écriture.
Voilà, j’ai posé les derniers mots de mon roman que j’ai maintes fois relu et corrigé. Je le confie maintenant à quelques béta-lecteurs et attends avec impatience leurs retours. Une nouvelle étape se profile avec la recherche de l’éditeur qui pourrait être séduit par mon texte au point de vouloir lui offrir la possibilité d’être lu. Voici trois ans que je travaille sur cette fiction écrite à la première personne. À l’automne 2020, j’ai ressorti des pages de cahier, que j’avais écrites il y a plus de trente ans, avec l’envie forte de reprendre l’écriture.
L’intrigue me plaisait encore mais il me fallait l’écrire autrement. Parce que j’avais mûri, parce que la vie avec ses joies et ses épreuves faisait que je n’étais plus la même, parce que mes émotions et mes mots avaient pris d’autres couleurs, parce que les rencontres et les livres m’avaient ouvert d’autres horizons, j’allais m’y remettre. Après l’excitation au moment de se lancer, il y a eu la joie d’écrire et les moments de doute aussi, parfois même des blocages. Mais je n’ai rien lâché !
Je m’étais promis que je l’écrirais ce roman, et je suis tenace !
Je ne m’étais pas donné de délai, aucune pression de ce côté-là. J’écrivais pour moi, pour le plaisir, sans savoir où cela me mènerait.
Lorsque parfois je ne voyais pas comment faire avancer le récit, ou comment lier deux scènes, je laissais sommeiller le projet. J’écrivais autre chose pour ne pas perdre cette routine d’écriture. Et pour travailler mon style, aller vers d’autres thèmes et me lancer des défis, j’ai participé à des concours d’écriture. Cela m ’a permis d’être sélectionnée pour un texte édité dans un livre jeunesse et de recevoir un prix pour l’une de mes nouvelles pour adultes. Ces moments pendant lesquels je laissais mûrir mon roman, pour m’exercer à l’écriture de textes courts, m’ont aidée à progresser. Biffer des idées, resserrer les mots, supprimer des adverbes, trouver des synonymes, reformuler pour ne pas dépasser les nombre de caractères imposés, tout cela contribue à sculpter un style.
Cela permet également de prendre du recul et de redécouvrir ensuite son roman avec un nouvel œil.
Écrire un roman c’est aussi beaucoup de travail de recherche. Pour construire une intrigue cohérente à une époque précise dans des lieux que l’on veut décrire au mieux, il faut beaucoup se documenter.
Il faut aussi se dégager du temps pour écrire et donc faire des choix et placer l’acte d’écrire avant d’autres préoccupations juste parce qu’on le décide. L’écriture impose une rage quotidienne.
Jamais je ne me suis obligée à écrire, je l’ai fait parce que j’en avais l’envie, le besoin. Pendant trois ans, je me suis laissée embarquer par mon personnage et j’en ai fait du chemin avec lui ! J’ai ouvert mon cœur pour vibrer avec lui et, avec mes mots, j’ai peint ses peurs et ses choix face au secret posé peu après sa naissance. Il m’a conduit là où je n’imaginais pas aller, m’a fait remonter le temps sur plus d’un siècle et quatre générations. J’ai sombré avec lui quand il a découvert la malédiction, et puis j’ai espéré…
Je ne peux pour l’instant vous en dire plus si ce n’est que du bouillonnement de mon inspiration sont sortis des milliers de mots, plus de 60000 pour ce roman que je voudrais tellement voir entre vos mains. Je rêve de ce partage avec vous.
C’est le 7 septembre dernier, que j’ai été invitée à recevoir mon prix pour la nouvelle « D’une rive à l’autre » que j’ai écrite dans le cadre du concours d’écriture organisé par Cap sur le Rhône. La cérémonie s’est déroulée à Lyon à la Villa Gillet, maison internationale des écritures contemporaines. Le président du jury était l’écrivain Emmanuel Ruben et les compliments qu’il a bien voulu m’offrir sont pour moi un véritable encouragement à poursuivre ce chemin d’écriture sur lequel je me suis lancée.
Les comédiens Claire Bourgeois et Mohamed Brikat de la compagnie Le Raid avec tout leur talent, ont mis en voix nos textes et je vous assure que c’était émouvant de les entendre.
Il y avait deux prix pour la forme narrative adulte et j’ai reçu le second prix ex aequo. Ont également été décernés deux prix pour la forme poétique adulte et un prix hors catégorie. Ma nouvelle fait donc partie du recueil édité sous le titre « Dans les courants du fleuve ».
Le recueil de nouvelles et poèmesextrait : début de ma nouvelle
La villa Gillet, dans le parc de la cerisaie, est un lieu de rencontre et de création, un outil au service des écrivains, des professionnels du livre et de la recherche, et de tous ceux que la littérature et le débat intéressent.
Et dans le précédent article vous pourrez lire tous les détails du concours, l’ appel à textes et les consignes, le règlement, le jury, les sélections… c’est ici : un concours remporté
Nouvelle information du 17 juin 2024 : L’association Cap sur le Rhône réitère son appel à création cette année. Le projet s’adresse aux scolaires et au grand public et offre, par des ateliers d’écriture avec des spécialistes de la BD, l’opportunité de créer une revue roman photo à partir de la photothèque dédiée aux fleuves Rhône et Saône. Je vous invite à découvrir et soutenir ce projet sur cette page là : Rhône et Saône en roman-photo.
Me voici lauréate d’un nouveau concours d’écriture, les résultats sont dévoilés… Imaginez ma joie d’être appelée à recevoir le deuxième prix !
Le réseau Cap sur le Rhône a organisé son deuxième concours d’écriture avec l’objectif de favoriser le dialogue entre la littérature, l’histoire, les patrimoines culturels et naturels, et les enjeux contemporains de la Saône et du Rhône.
Le jury, conduit sous la présidence de l’écrivain Emmanuel Ruben et composé de représentants du monde du livre et de la littérature, de membres ou partenaires du réseau Cap sur le Rhône, d’acteurs de la préservation de l’environnement, d’experts du fleuve et de représentants de l’Éducation Nationale, me fait l’honneur et la joie de m’attribuer le deuxième prix pour ce concours d’écriture. Tous les résultats sont ici : Ateliers & concours d’écriture 2022-23 – Cap sur le Rhone
Ma nouvelle « D’une rive à l’autre » retrace le voyage de Jean-Baptiste qui va suivre la Saône, depuis ses premiers friselis au pied des Vosges jusqu’à Vexellon en Haute-Saône où il va à la foire en empruntant la forêt de Darney, haut lieu de la verrerie. Nous sommes en mars 1853, il faudra traverser la Saône avec le bac. Le cœur de ma nouvelle m’a été inspiré par un drame qui s’est réellement déroulé ce jour là d’une rive à l’autre de la Saône.
Les consignes étaient : * ne pas dépasser 16 000 signes maximum, espaces compris, * répondre au thème suivant : Fleuve d’hier, d’aujourd’hui, de demain, prospective des cours d’eau … Comment penser dans le temps les mobilités du fleuve ? Le thème générique « Fleuve et mobilités » se décline en trois sous-thématiques, que les participants peuvent traiter indépendamment ou en complémentarité :
Dimension économique : transport fluvial, des marchandises et des personnes, sur l’axe Rhône-Saône, le Léman, hier, aujourd’hui et demain ;
Voyage, patrimoine, tourisme : voyages réels ou imaginés dans le temps et l’espace, cyclotourisme (ViaRhôna, Voie Bleue Moselle Saône, …), croisières, patrimoines en lien avec l’histoire de la navigation, récits de voyages « historiques », voyages intérieurs, …
Approche environnementale et biodiversité : espace de mobilité, connectivité et dynamique fluviales avec le transport des sédiments, corridor migratoire pour le vivant ( oiseaux, poissons, végétal, …) , etc
Cette écriture a fait remonter en moi de beaux souvenirs d’enfance puisque petite je passais mes vacances d’été chez mes grands-parents au bord de la Saône avec mes frères et sœurs, cousins et cousines. C’est aussi un clin d’œil que je leur adresse avec ces mots choisis.
Je ne sais pas comment le prénom de ce personnage m’est apparu. Pourquoi ai-je choisi de l’appeler Solange ? Les rationalistes diront que c’est le hasard, d’autres y verront peut être un signe… Moi je m’en étonne maintenant… Je vous explique : Lorsque j’ai eu l’idée de proposer un petit jeu concours pour faire gagner ma dernière nouvelle « Les rêves de Solange » je me suis demandée quel était le bon moment pour le mettre en place. J’ai pris mon calendrier pour y réfléchir et me suis aperçue que la Sainte Solange arrivait… C’était une belle occasion ! Fêter Solange s’imposait.
J’ai voulu en savoir un peu plus sur Sainte Solange et c’est là que la coïncidence m’a frappée. Selon la légende, Solange, petite bergère née en 862 près du bourg de Saint-Martin-du-Crot, au nord-est de Bourges, voulait consacrer sa vie à Dieu. Sa grande beauté attire les regards et lorsque Bernard de Gothie, comte de Bourges et d’ Auvergne l’aperçoit dans un champ au milieu de ses moutons il décide qu’elle deviendra sa femme. Elle refuse, il l’enlève de force, la place sur son cheval et se lance au galop. Elle se débat et, au passage d’un ruisseau, elle le fait tomber avec elle et tente de s’enfuir. Furieux, il sort son épée et lui tranche la tête. On dit que, sa tête coupée, elle prononça encore trois fois le nom de Jésus et qu’elle ramassa sa tête pour la conduire dans l’église du bourg qui prit ensuite le nom de Sainte-Solange. Elle est depuis la sainte patronne du Berry.
Dans ma nouvelle, il n’est question ni de comte ni de Dieu. Mais « ma » Solange aussi a beaucoup de caractère et on veut lui imposer un mariage. Elle organise sa fuite et connaîtra une fin tragique.
Alors, la coïncidence m’a frappée lorsque j’ai découvert le destin de Sainte Solange. Je ne sais pas pourquoi j’ avais choisi de la prénommer Solange. Était-ce vraiment le hasard ? L’inspiration serait-elle venue d’ailleurs ? Je ne cherche pas plus loin, son prénom lui va si bien.
C’est aujourd’hui, le 10 mai, le jour de la Sainte Solange, l’occasion pour moi de vous écrire ces quelques mots. C’est aussi le moment de faire gagner ma nouvelle sur ma page Facebook et sur mon compte Instagram
Si vous avez envie de découvrir ma Solange, rendez-vous ICI
J’ai repris une nouvelle écrite il y a quelques mois pour la retravailler. Je garde à l’esprit mon objectif qui est de composer un recueil des textes que j’ai déjà. Ils sont bien différents mais je voudrais trouver une unité en dégageant un fil rouge. Avec la réécriture de cette nouvelle, quelques idées sont venues, le texte s’est un peu étoffé et il me plaît maintenant de vous la proposer.
Cette couverture que j’ai imaginée, donne déjà le ton. Vous comprenez, avec ces trésors dénichés au grenier, que j’ai fait un vrai bond dans le passé. Et j’espère que vous aurez envie de me suivre avec le résumé en 4ème de couverture :
Alors, serez – vous tentés de goûter à mes mots ? Je vous laisse lire les premières lignes de cette intrigue sur cet aperçu de mon écran lorsque je travaillais la conversion de mon fichier texte en version ebook :
J’entends déjà les adeptes du papier qui, comme moi, aiment tenir un livre et tourner les pages, revendiquer le livre broché ou relié. Mais pour une courte nouvelle c’est impossible de faire imprimer. Alors, je vous le disais plus haut, j’ai bien l’intention de rassembler toutes mes nouvelles dans un recueil et je rêve de le proposer à une maison pour une édition papier.
Et pour patienter je vais publier quelques nouvelles sur différentes plateformes d’édition en ligne, vous trouverez les accès ici : les publications mais je vais aussi garder le secret sur d’autres pour que vous puissiez les découvrir dans le futur recueil.
J’espère vous embarquer avec moi et vous souhaite un bon moment de lecture.
Voici que l’année tire sa révérence laissant place à 2023 qui, je le souhaite, apportera paix et réconfort à ceux qui souffrent, santé et bonheur à tous.
C’est l’heure des bilans et des bonnes résolutions. Je n’y échappe pas. Et dans ma liste des objectifs il y a évidemment finir mon roman ! Je travaille maintenant sur le troisième et dernier acte : le dénouement. Je devrais donc pouvoir poser le mot fin en 2023.
Les appels à textes et concours d’écriture de 2022 ont maintenant donné leurs résultats et je vais pouvoir en 2023 vous faire découvrir les nouvelles que j’avais proposées. Et pourquoi pas éditer un recueil ?
Sur mon chemin d’écriture, je retiendrai que 2022 a été l’année de mon premier contrat d’auteur aux Editions du petit ruisseau
Le temps a filé vite, Le temps m’échappe, Le temps s’arrête quand j’écris quelques vers…
Alors je vous offre ces quelques mots, à l’aube de la nouvelle année, il est temps !
Le temps 2022
Ce soir, fêtez cette fin d’année joyeusement, célébrez la nouvelle qui arrive avec tous les espoirs. Que 2023 vous apporte santé, bonheur et réussite !
La réponse est venue en juillet… Je fais partie des gagnants du concours d’écriture ! Créer un livre jeunesse en fédérant autour d’un beau projet, c’est l’idée qu’a eu une illustratrice de l’ Aveyron Anaïs Verdier. En mai 2022, elle a lancé un concours d’ écriture autour de ses illustrations et a reçu 870 textes venus de France et d’ailleurs (Allemagne, Belgique, Canada, Guinée, Madagascar, Bénin, Haïti, Maroc…) Une équipe de 16 jurés a eu deux mois pour lire toutes ses histoires imaginées pour les enfants de 3 à 10 ans. Et à l’issue d’une belle journée de délibération, un 14 juillet, 24 auteurs ont été sélectionnés. J’en fais partie ! Quelle joie d’être embarquée dans ce projet coopératif. Anaïs a pris son téléphone pour nous annoncer elle-même la nouvelle et prendre le temps d’échanger sur la façon dont allait se dérouler ensuite la création du livre. Voici notre collectif d’auteurs que nous avons baptisé « Les mots des rives » , Anaïs ayant fondé les éditions du petit ruisseau.
Et notre répartition géographique :
Ce livre à tout pour plaire: Un grand format 28 x 28 cm, adapté à la lecture en groupe avec des images pleine page en regard d’un texte, des thèmes familiers autour des enfants et des animaux prônant le respect, l’entraide et le bien vivre ensemble, des textes variés (poésie, calligramme, conte, chanson, récit), des illustrations colorées avec plein de détails à observer, des jeux et des activités, deux illustrations bonus sans texte pour offrir la possibilité aux lecteurs de devenir eux-aussi auteurs, le livre sera coopératif jusqu’au bout. Il deviendra peut-être même solidaire si le nombre d’exemplaires pré-vendus est suffisant, alors soyez nombreux à nous soutenir pour que l’on arrive aux dons de livres à des associations caritatives, la LPO, la FCPN et UNICEF. Il sera imprimé dans l’Aveyron par une imprimerie labellisée utilisant des papiers respectueux de l’environnement. Avec une couverture rigide et du beau papier, il sera durable. Regardez comme il est beau :
Anaïs et Pablo, son chéri, ont estimé à 1500, voir 1800 le nombre d’heures passées d’avril à septembre pour arriver au lancement du livre coopératif sur Ulule, sans compter le travail d’illustration. C’est le 30 septembre que nous nous sommes retrouvés à La Bastide L’Evêque pour la fête de lancement du livre. J’ai pu tenir entre mes mains la maquette !
Vous pouvez soutenir notre projet sur la plateforme Ulule: ICI Les frais de port sont gratuit spécialement pour la campagne de prévente et tous ceux qui nous soutiendrons auront leur noms dans les pages de remerciement. Anaïs a prévu des cadeaux pour tous les souscripteurs, des offres de parrainage, des offres pour les écoles, les bibliothèques, les centres de loisirs, les comités d’entreprises, les commerçants. Vous trouverez toutes les informations, les coulisses, les extraits, les vidéos, les offres sur la page de notre campagne de financement participatif : ulule.com/kunigo/ Un grand merci à tous ceux qui déjà nous soutiennent, nous arrivons au premier palier des préventes. Alors rejoignez-nous pour aller plus loin encore.
C’est vrai j’avance doucement. Puisque c’est un premier roman, je découvre au fil de mes avancées ce que veut dire « écrire un roman » et je dois tout apprendre. Je lis, j’écoute interviews et podcasts, j’échange sur les réseaux, je participe à des concours d’écriture. Cela ralenti évidemment l’ avancée de mon roman mais cela me permet de mieux écrire. L’essentiel pour moi n’est pas de finir vite mais juste de finir, d’aller au bout de ce chemin avec mon personnage. J’avance avec lui, j’ai des idées pour lui, mais je crois que c’est lui qui me mène. Je n’ai pas bâti la structure de mon roman avant d’écrire, tout se construit au fil de l’écriture. Donner vie avec des mots est une chose formidable. Mon personnage a donc pris vie, il a découvert un secret familial qui l’entraîne sur la route. Il y aura des rencontres qui vont compter et d’autres non. Il va redessiner une branche à son arbre généalogique et tout va changer. J’ai couché mes mots sur 130 pages déjà et avec plus de 300000 caractères et espaces j’ai dépassé le « roman court », mon texte entre dans la catégorie « roman » mais je n’irai pas jusqu’au pavé. La fin approche … J’aimerais déjà vous faire lire tout cela. Mais pour l’instant vous n’avez droit qu’aux extraits. Que choisir aujourd’hui, pour ne pas vous en dire trop mais vous donner tout de même à goûter mes mots. Arbitrairement, j’ai ouvert mon fichier à la page 91 et j’ai choisi une phrase. Puis j’ai fait défiler, en prenant quelques mots jusqu’à la page 97. Voici ce que j’y ai pioché :
Aurez-vous l’envie d’aller plus loin dans la lecture, avec ces quelques bribes ?
« Je tiens la nouvelle pour la meilleure école d’écriture. » disait Hervé Bazin. L’écriture s’apprend, alors, en bonne élève, j’écoute le conseil et je multiplie les exercices. Je travaille aussi mon écriture en écrivant des nouvelles, j’aime ça et l’objectif qui impose d’être bref n’est pas simple. Au contraire du roman, où l’on prend le temps d’installer son univers et son monde, la nouvelle impose de trancher. Et puisqu’il faut faire court, le choix des mots est décisif. Chacun d’eux doit servir à la narration sinon il sera supprimé. On va donc relire sans hésiter à couper, puis revenir encore et encore sur son texte pour ciseler jusqu’à l’essentiel. C’est en cela qu’on apprend à être clair, il ne doit rien manquer et pourtant il ne faut pas trop en dire. La clarté de l’intrigue, l’univers réduit, le nombre de personnages et d’actions limités, vont concentrer l’effet narratif et donner le rythme jusqu’à la chute qui arrive quand on ne l’attend pas pour surprendre le lecteur. C’est un vrai plaisir que d’imaginer une fin insolite qui puisse frapper le lecteur. Pour corser un peu plus la tâche, je réponds à des appels à textes, des concours qui donnent un thème et un nombre de caractères imposés, parfois même la phrase d’accroche est donnée. Ces nouveaux défis me poussent hors de ma zone de confort et ouvrent le champ des possibles. Parmi les bonnes résolutions que j’avais projetées au début de l’année 2022, j’avais posé l’objectif d’envoyer un texte par mois. En cette fin juillet, je devrais donc avoir totalisé sept participations. Pensez-vous que je m’y suis tenue ?
Et bien, j’ai proposé : un poème une page pour la littérature jeunesse une micro nouvelle un conte et quatre nouvelles
Je suis donc dans les clous et espère tenir le rythme jusqu’en décembre. Les premiers résultats arrivent, je vous donnerai bientôt des nouvelles.
En attendant si vous avez envie de lire la dernière nouvelle proposée. Elle est en ligne sur le site du concours Lire magazine-Librinova, la phrase d’accroche imposée était : Le lundi 5 novembre 2018, l’agent funéraire procéda à l’ouverture du cercueil pour l’exhumation, il était vide… Je me suis donc amusée à mener l’enquête et le titre de ma nouvelle est : Où est passé l’oncle Edgard