En ce 20 mars 2024, jour de printemps, nous fêtons les 70 ans de la jeune héroïne qui a fait rêver tant d’enfants.
Et pour cet anniversaire, Casterman publie un album intitulé « L’éternelle jeunesse d’une icône » de Laurence Boudard qui retrace l’évolution du personnage et analyse l’engouement pérenne pour MARTINE :
« Plusieurs éléments jouent, à mon sens. D’abord, le fait que l’héroïne porte des valeurs universelles, dans lesquelles tous les enfants peuvent se reconnaître : l’amitié, la soif d’apprendre, la curiosité, l’enthousiasme, la liberté, le désir d’autonomie. Ensuite, le fait d’avoir inscrit Martine dans un monde et des histoires proches de son lectorat force l’identification« .
Issus de l’imagination de Gilbert Delahaye, l’auteur, et Marcel Marlier l’illustrateur, ces albums titillent l’imagination par ces illustrations si détaillées et colorées.

La série de soixante albums pour enfants est un phénomène éditorial avec plus de 120 millions d’exemplaires vendus en langue française, 45 millions en langues étrangères et 30 traductions.
Je n’ai pas eu toute la collection, mais j’ai de précieux souvenirs. On m’avait offert « MARTINE fait du théâtre » et j’en parle avec toute l’émotion qui m’avait transportée à l’époque. Je vois encore les scènes ! Découvrir un coffre plein de costumes dans un grenier pour jouer la comédie c’était mon rêve. Et d’ailleurs avec mes frères et sœurs nous avons plus d’une fois inventé quelques petites représentations devant nos parents, grands-parents, oncles et tantes à l’occasion de fêtes familiales. Pour les nostalgiques, j’ai trouvé une vidéo de cet album :
“Un enfant ne voit jamais la réalité comme un adulte. (…) Quand je réalise mes illustrations, expliquait le dessinateur, j’essaie de retrouver cet esprit d’avant, quand tout était merveilleux.”
Les deux auteurs raconte des « aventures » calquées sur la réalité du jeune lectorat à cette différence près qu’à leur âge Martine et ses amis ont l’air bien libre et autonome, ce qui déjà peut faire rêver !
De nos jours le concept détourné sur internet avec des déclinaisons humoristiques ou satiriques (Martine en Espagne après le confinement, Martine bosse chez Amazone…) prouve combien Martine est ancrée dans les esprits.
La conclusion sera pour Laurence Boudard : » Hier comme aujourd’hui, lire Martine, c’est s’offrir un moment paisible, réconfortant et doux, se mettre en quête d’une certaine image du bonheur, loin des tourments de la vie moderne. Martine permet à l’enfant de se réfugier dans un espace d’innocence, une sorte de paradis universel »

J’ai aussi quelques souvenirs de Martine, mi-figue mi-raisin parce que c’est quand j’étais malade que j’en avais 😦
Je préfère de loin Caroline, souvenir associé à mes enfants, à qui j’ai lu et relu mille fois Caroline à travers les ages, on se marrait rien que devant les chats déconfits…
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Effectivement, associer Martine et les moments de maladies ne laissent pas de bons souvenirs…
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