C’est l’anniversaire de Victor Hugo !

Les mordus de littérature et les passionnés de Victor Hugo auront peut être une pensée pour lui aujourd’hui.

Né un 26 février 1802 à Besançon, l’écrivain le plus populaire de son temps et toujours considéré comme un monument de la littérature a , dès son plus jeune âge, fait preuve d’ambition, de talent et d’inspiration exceptionnelle.

À 14 ans, dans son journal, il écrit le 18 juillet 1816 : « Je veux être Chateaubriand ou rien » et à 15 ans, il participe à un concours de poésie organisé par l’Académie française, qui est prête à lui attribuer le prix mais, selon le récit d’Adèle Foucher, qui deviendra sa femme, son jeune âge fit croire à un canular et il ne reçu qu’une mention.

Il se présente à d’autres concours et fort de son succès, renonce aux mathématiques et aux cours des classes préparatoires au lycée Louis-le-Grand pour embrasser une carrière littéraire.

Il fonde, avec ses frères Abel et Eugène, une revue royaliste : Le conservateur littéraire.

Il a 19 ans quand paraît son premier recueil de poèmes Odes dont les 1500 exemplaires s’écoulent en quatre mois. Le roi lui accorde alors une pension annuelle de mille francs qui lui permet de vivre de sa passion.

Il épouse Adèle Foucher le 12 octobre 1822 et de leur mariage naîtront cinq enfants.
Il publie son premier roman, Han d’Islande en 1823 et sa première pièce de théâtre Cromwell en 1827. Suivent des recueils de poèmes, des pièces et des romans.

Il accède à l’Académie française le 7 janvier 1841.

Le 4 septembre 1843, sa fille Léopoldine se noie avec son mari dans le naufrage de leur barque dans la Seine. Il apprend ce drame dans les journaux, alors qu’il est dans les Pyrénées et ce drame qui l’affecte profondément lui inspirera plusieurs poèmes dont Demain, dès l’aube… Puis il ne produira plus rien, jusqu’à son exil. L’attrait pour la politique lui offre alors une autre tribune.

Il est nommé maire du 8ème arrondissement de Paris le 25 février 1848 et député de la deuxième république le 4 juin. En août 1848, il fonde le journal L’événement.

Puis, après la dissolution de l’Assemblée nationale, il est élu le 13 mai 1849 à l’Assemblée législative et prononce en juillet son Discours sur la misère.

Il est profondément convaincu qu’une union des pays de l’Europe est nécessaire. Dès 1849, il parle des États-Unis d’Europe.

Devenu opposant du pouvoir, après le coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851, il part pour Bruxelles le 11 décembre.

L’ expulsion du territoire français, pour cause de sûreté générale, de soixante-six anciens représentants à l’Assemblée législative, dont Victor Hugo, est prononcée par décret, le 9 décembre 1852.

En Belgique, il se remet à l’écriture et commence le récit des événements du 2 décembre 51 qui ne sera publié qu’après son retour d’exil sous le titre Histoire d’un crime. Il publie en août 1852 un pamphlet contre Louis-Napoléon Bonaparte intitulé Napoléon le Petit, distribué clandestinement en France. Cette publication l’oblige à quitter le territoire Belge, il quitte Bruxelles le 1er août 1852 et débarque à Jersey le 5.

Son exil à Jersey durera trois ans. Il y écrit Châtiments, un recueil de poèmes qui critique le second empire et Napoléon III, et qui, interdit en France, sera publié à Bruxelles en novembre 1853.

Il poursuit également l’écriture des Contemplations.

L’exil à Jersey lui offre l’opportunité d’autres voies artistiques. Son fils Charles, qui l’a rejoint, a ouvert un atelier de photographie. Il réalise de nombreux clichés de son père, témoignage de la vie des proscrits. Victor les utilise et s’en inspire pour ses dessins. De ses quatre mille dessins, certains ont illustré son œuvre, comme dans : Les Travailleurs de la mer, Le Rhin, Les Orientales et La Légende des siècles et un ouvrage a été publié en 1862 sous le titre Dessins de Victor Hugo mais la majorité été conservée, ou réservée à ses proches, et il l’a ensuite légué à la Bibliothèque nationale. Dans son combat contre la peine de mort, il a dessiné Le pendu.

Le 17 octobre, il signe une déclaration de soutien à trois proscrits français expulsés de Jersey par les autorités britanniques et cela l’obligera à s’exiler à Guernesey. Il achève Contemplations qui paraîtra à Bruxelles et Paris, en mai 1856. Le succès de cet ouvrage lui permet d’acheter Hauteville House qui sera sa résidence, pendant presque quinze ans, jusqu’à la fin de son exil.

Napoléon III décrète, le 16 août 1859, une amnistie générale pour tous les condamnés mais Hugo refuse de rentrer en France, il écrit : « Fidèle à l’engagement que j’ai pris vis-à-vis de ma conscience, je partagerai jusqu’au bout l’exil de la liberté. Quand la liberté rentrera, je rentrerai. ».

Le 5 septembre 1870, au lendemain de la proclamation de la République, Victor Hugo rentre en France où il est accueilli comme un héros.

Il entretient une correspondance intense avec deux femmes engagées Louise Michel et George Sand. Plusieurs fois, il a pris position en faveur des droits des femmes : « Une moitié de l’espèce humaine est hors de l’égalité, il faut l’y faire rentrer : donner pour contre-poids au droit de l’homme le droit de la femme ».

En 1873, il est à Paris et se consacre à l’éducation de ses deux petits-enfants, Georges et Jeanne, qui lui inspirent le recueil de poèmes L’ art d’ être grand père

Le 30 janvier 1876, il est élu sénateur et milite pour l’amnistie des communards.
En juin 1878, Hugo est victime d’un malaise, il part se reposer quatre mois à Guernesey dans sa demeure de Hauteville House et ce mauvais état de santé réduit considérablement son activité d’écriture, mais des recueils de textes écrits avant sont encore publiés et ses pièces continuent d’ être jouées. Trois jours avant sa mort il avait écrit dans Choses vues : «Aimer c’est agir »

Victime d’une congestion pulmonaire, le 15 mai 1885, il meurt le 22 mai 1885. On lui accorde des obsèques nationales, son corps est exposé sous l’arc de triomphe la nuit du 31 mai au 1er juin. Le jour du transfert au Panthéon, un cortège d’environ deux millions de personnes s’étire sur plusieurs kilomètres et suis le corbillard des pauvres, dans lequel il voulait être transporté comme il l’avait écrit dans son testament.

Il avait écrit : « L’ensemble de mon œuvre fera un jour un tout indivisible […] Un livre multiple résumant un siècle, voilà ce que je laisserai derrière moi. »

Victor Hugo a pratiqué tous les genres : roman, poésie, théâtre, essai et son engagement politique l’a poussé à mêler dans ses œuvres de fiction, développement romanesque et réflexion sociale et politique s’inspirant de tout ce qu’il voyait, entendait et vivait.

Dans une lettre à Lamartine il avait écrit :  « Oui, autant qu’il est permis à l’homme de vouloir, je veux détruire la fatalité humaine ; je condamne l’ esclavage, je chasse la misère, j’ enseigne l’ignorance, je traite la maladie, j’ éclaire la nuit, je hais la haine. Voilà ce que je suis, et voilà pourquoi j’ ai fait Les Misérables. Dans ma pensée, Les Misérables ne sont autre chose qu’un livre ayant la fraternité pour base et le progrès pour cime »

Paul Meurice et Auguste Vacquerie, ses exécuteurs testamentaires ont triés et organisés l’ensemble de ses écrits pour des éditions complètes de plus de quarante millions de caractères réunis en une cinquantaine de volumes.

Print, Etching on Paper, Colored (A19680067000).

La fête de la Lorraine

C’est aujourd’hui le 5 janvier, une date oubliée de nombreux lorrains, pourtant ce fut notre fête nationale !
Une des plus ancienne fête nationale puisqu’elle fut instaurée par René II, duc de Lorraine, après sa victoire le 5 janvier 1477 dans la bataille de Nancy assiégée par Charles le Téméraire, duc de Bourgogne.

Ce jour-là, soutenu par les Alsaciens et des mercenaires suisses, René II permet à la Lorraine de préserver son indépendance tandis que Charles le Téméraire perd la vie dans cette bataille. Son corps est retrouvé trois jours plus tard à l’endroit où un monument commémoratif, dit croix de Bourgogne, sera érigé en 1928.

Monument Place de la croix de Bourgogne à Nancy
Le duc René II à la bataille de Nancy
enluminure tirée du manuscrit de Pierre de Blarru, La Nancéide 1518, musée Lorrain.

Depuis cette victoire, le 5 janvier fut une fête nationale avec un grand défilé dans la ville de Nancy jusqu’à ce qu’elle soit interdite après l’annexion du duché de Lorraine à la France.
Créé en 959 après le partage de la Lotharingie, le duché sera définitivement annexé à la France en 1766 après la mort accidentelle de Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne qui avait reçu en viager le duché de Lorraine et de Bar de son gendre Louis XV à qui il avait marié sa fille. Le 5 février 1766, le vieux Stanislas âgé de 87 ans, presque impotent et aveugle s’étant trop approché de la cheminée dans son château de Lunéville, mettait le feu à sa robe de chambre, il est décédé après un supplice de seize jours. Le lendemain de la mort de Stanislas, Monsieur de la Galaizière, muni des pleins pouvoirs que lui avait confiés le Roi de France, prenait officiellement possession des Duchés et les anciens sceaux ducaux étaient brisés. La Lorraine et le Barrois devenaient provinces de l’immense royaume de France qui supprima, comme toutes les autres traces de l’indépendance de la Lorraine, cette fête nationale.

La statue équestre du Duc de Lorraine
devant la basilique Saint-Epvre à Nancy
(Crédits photo : Pierre LEHMANN de Phot’Art pour le Groupe BLE Lorraine)

Amis lorrains bonne fête !

Belle année 2026 !

2025 s’efface…
2026 prendra d’autres traces !

Je voudrais vous souhaiter tout le meilleur pour cette nouvelle année, mais mon plus grand vœux serait que le monde s’apaise, avec un climat moins bouleversé et des esprits plus apaisés du plus humble d’entre nous jusqu’au plus puissant.
Que la vie serait douce si l’on saupoudrait de bienveillance nos petites et grandes actions !
Belle année à vous tous qui me suivez et à ceux qui me découvriront ici, au hasard des publications.
Et surtout, portez-vous bien !

De l’atelier d’écriture à la publication du recueil

L’idée de créer un recueil de textes avait germé depuis longtemps dans l’esprit des membres du club écriture de l’Association Festival Littéraire Au Pays Des Abbayes. Il apparaissait nécessaire de valoriser le travail d’écriture réalisé par les participants des ateliers, de garder une trace de ces mots, pour les auteurs et pour la mémoire de l’atelier, avec le désir d’ élargir le cercle des lecteurs à la famille, aux amis, aux sympathisants de l’association…

Le premier partage des textes est d’abord un moment fort pendant les ateliers d’écriture. Lorsque les participants osent lire leurs productions, ils échangent sur leur création qui passe alors de l’intime à la lumière. Ces auteurs amateurs sont venus chercher bienveillance et écoute dans le but d’affirmer leurs plumes. Ils participent aux ateliers parce qu’ils aiment les mots, qu’ils écrivent déjà ou qu’ils veulent s’y mettre, parce qu’ils ressentent un besoin d’aide pour continuer ou finir leurs textes, parce que se profile l’envie d’être lu et d’avoir un retour leur travail, ou encore pour s’ouvrir à d’autres registres ou horizons ou pour rencontrer des passionnés… les raisons sont multiples et chacun apporte au groupe.

J’ai plaisir à animer ces ateliers d’écriture créative où les exercices ludiques permettent l’inspiration. On y découvre que l’on a tous la capacité d’imaginer à partir de mots, de sons, de scènes… des histoires vraiment différentes.

Est venu ensuite pour moi le temps de rassembler les écrits, de choisir une mise en page et de les organiser en chapitres, d’imaginer le titre, de préparer une maquette de couverture, et de passer à la relecture attentive pour enfin transmettre à l’imprimeur notre fichier.

Préfacé par les parrains, marraines, invités d’honneur de notre salon littéraire, par les présidentes de jurys, cette édition du recueil 2025 accueille aussi les lauréats du concours d’écriture ados-adultes amateurs qui a rassemblé des candidats de toute la France et même de Belgique. La consigne était d’imaginer un texte à partir de la citation de Antoine de Saint Exupéry : “On est de son enfance comme on est d’un pays.”

Alors pour l’association FLAPDA de Senones, et pour tous les membres de l’atelier d’écriture, je suis fière de vous présenter ici ce premier recueil intitulé :
Plumes à L’ Abbaye :

Nous avons eu la possibilité de voir sortir les premières impressions et avons immortalisé l’instant par des photos et vidéos dans les coulisses de l’imprimerie pour partager cette concrétisation du projet porté par l’association FLAPDA.

Le premier exemplaire est parti vers la Bibliothèque Nationale de France pour le dépôt légal, les exemplaires réservés sont mis de côté et les suivants seront disponibles à la vente au public lors de notre salon littéraire du 21 septembre 2025.

Dans les coulisses de notre concours

Lorsque j’ai proposé de lancer un concours d’écriture, au sein de l’association Festival Littéraire aux Pays Des Abbayes, j’étais loin de m’imaginer à quel point l’aventure serait belle. L’association avait déjà créé deux concours d’écriture : le Prix des enfants pour amener des jeunes à l’écriture (jusqu’à 16 ans) et le Prix du Salon, baptisé Prix Gilles Laporte, pour des auteurs ayant publié. Mon idée était d’offrir à des amateurs la possibilité d’oser prendre la plume et d’être lus.

La Présidente et toute l’équipe du club d’écriture m’ont accordé leur confiance dès le début du projet. J’ai donc proposé un thème, une citation d’Antoine de Saint Exupéry : « On est de son enfance comme on est d’un pays » et rédigé un règlement. Puis nous avons lancé le concours…

Six mois plus tard, sous le soleil de juin, nous abordons les délibérations dans les jardins d’Aïka et le plaisir est grand de clôturer ce concours avec autant de passion, d’implication et de partage.

Munis d’une grille d’analyse précise et forts de leurs commentaires, les membres du jury ont classés des textes venus de toute la France et même de Belgique.

Les départements des candidats (et 4 textes sont venus de Belgique)

Parmi les candidats, nous avons comptabilisé 69,57 % de femmes contre 30,43 % d’hommes. Et concernant l’âge des participants, les années de naissance s’étalent de 1936 à 2009. Nous sommes fiers d’avoir pu mobiliser à ce point autour du plaisir d’écrire.

Plusieurs textes se sont qualifiés, plusieurs coups de cœur ont été défendus et le choix n’a pas été simple. Nous avions éliminés dès le début du concours, les participations qui ne répondaient pas à nos consignes éditées dans le règlement (12000 signes maximum, respect du thème, statut d’amateur non publié)

Les prix seront remis lors de notre Salon Littéraire animé, le 21 septembre 2025 à Senones (88). Les textes lauréats seront publiés dans notre recueil, et nous mettrons à l’honneur sur notre forum quelques auteurs qui, bien que talentueux ne sont pas montés sur le podium, c’est le jeu des concours…

L’ expérience a été riche, depuis la mise en place du concours, la réception des textes, le plaisir de les lire, les échanges et les délibérations du jury, jusqu’à la proclamation des résultats. Vous trouverez mon discours de clôture et le palmarès sur le forum de l’association.

Merci Corinne la Présidente, merci Marlène, Martine, Mario, Monique, Gÿorgy, Laurent, Lydie, Sabine pour votre bel investissement, votre humeur joyeuse et nos délibérations aussi sérieuses que chaleureuses.

Dis-moi 10 mots

Bien installée pour a cérémonie…

En ce 20 mars , journée internationale de la francophonie, j’ai été invitée à recevoir un prix à Vitry le François, dans le cadre de l’opération « Dis-moi 10 mots ».

Portée par le ministère de la culture et les organismes francophones de politique et d’aménagement linguistique, elle invite à s’exprimer autour de 10 mots imposés et d’un thème en lien avec l’actualité.

Cette année le thème était : la planète, et les 10 mots : biome, butiner, canopée, conséconscient, débrousser, empreinte, glaner, palmeraie, solaire, vivant.

J’ai participé au concours organisé par l’association Initiales https://www.facebook.com/AssociationInitiales de Chaumont soutenue par la DRAC GRAND EST, je fais partie des lauréats et je remercie le jury qui a reçu et lu presque 500 textes.

mon petit mot au micro…

Les textes gagnants seront publiés sur le site de la DRAC GRAND EST et dans le journal de l’association initiales.

Une comédienne et un musicien ont mis en voix avec beaucoup de talent des textes très forts d’auteurs venant d’univers variés (centres sociaux, centres pénitentiaires, médiathèques, écoles, centres de formations, maisons de retraites, maisons de quartier, missions locales, foyers, hôpitaux, associations, clubs… )

mise en voix de quelques textes choisis…

« Dis-moi 10 mots », ce sont de nombreux projets et événements organisés en France et à l’étranger par les organismes du réseau OPALE visant à mettre en valeur la richesse de notre langue, son évolution et son importance dans la création du lien social. Avec près de 321 millions de locuteurs sur les cinq continents, la langue française est la cinquième la plus parlée dans le monde. En 2022, le dernier rapport sur la langue française dans le monde montre que 51 millions de personnes font le choix d’apprendre le français en tant que deuxième, troisième ou quatrième langue.

L’affaire est dans le sac

Il est des expressions qui nous sont familières sans que l’on sache toujours ce qui est à l’origine de leur formulation.
« L’affaire est dans le sac » quand le succès est assuré. La chose est dite, on n’y revient plus. Alors pourquoi dit-on dans le sac ?

L’ origine remonte au temps où l’on utilisait des « sacs à procès ».
Confectionnés en toile de jute, de chanvre ou en cuir, ils servaient à ranger les liasses établies lors des affaires judiciaires. Requêtes, dépositions, pièces à convictions et autres documents étaient glissés dans un sac.
Afin de préserver les sacs des rongeurs, ils devaient être suspendus à l’aide de crochets et de cordes, dans le bureau de l’avocat. L’affaire était dans le sac quand le dossier était prêt et que toutes les pièces étaient archivées. Ensuite, pour le procès le sac était redescendu, l’avocat pouvait alors plaider en sortant les pièces nécessaires, et ainsi « vider son sac ». On pouvait dire aussi que le plus malin d’entre eux avait « plus d’un tour dans son sac ».

On trouve déjà trace de cette expression en 1697, dans une pièce de théâtre versifiée en cinq acte de Jean François REGNARD intitulée : « Le distrait »

Voici donc une expression décortiquée, une façon de remonter l’histoire à travers les mots. Vous aimez ?

Notre concours d’écriture

Je suis fière de porter le premier concours d’écriture dédié aux plumes amateurs pour l’association FLAPDA.
J’ai rejoint ce groupe de passionnés de lecture et d’écriture après leur dernier salon littéraire de septembre qui a eu lieu dans la cour de l’abbaye de Senones.

Aujourd’hui j’ai deux belles nouvelles à vous annoncer :
* La plateforme forum de l’association est ouverte et opérationnelle depuis ce week-end. Vous pouvez la découvrir en suivant ce lien :
https://festival-litteraire.forumactif.com/
* Le concours littéraire est, lui aussi ouvert.
À l’initiative de ce projet, j’ai plaisir à vous en parler ici. L’ envie de créer ce concours m’est venue parce que, vous le savez déjà, je participe régulièrement à des concours de nouvelles qui je le crois poussent à sortir de sa zone de confort pour plus de créativité.
L’association avait déjà créé un concours pour des auteurs édités avec la remise du prix Gilles LAPORTE le jour du festival, ainsi qu’un concours qui récompense les scolaires. Alors un concours pour les plumes amateurs avait toute sa place.

J’espère que le thème saura séduire les passionnés, je l’ai choisi ouvert et j’espère inspirant :
« On est de son enfance comme on est d’un pays. » a dit Antoine de Saint-Exupéry, alors, convoquez vos souvenirs, parce qu’ils sont nos fondations. Que vous soyez nostalgique, rêveur, fataliste, revanchard ou reconnaissant faites-nous vibrer. Vous devez impérativement intégrer les deux mots : « enfance » et « pays » dans votre texte.

Est-ce que cela vous tente, vous qui aimez écrire mais n’avez jamais franchi le cap d’oser donner à lire vos mots ?
Le règlement complet est déposé sur notre forum ici : Participer à notre concours
Vous avez jusqu’au 5 mai pour rédiger un petit texte qui viendra prendre place dans le recueil de notre club d’écriture et le prix sera décerné lors du prochain salon littéraire le 21 septembre 2025.
Lancez-vous, nous avons hâte de vous lire !

Léonie a séduit le jury

Les résultats viennent d’être publiés. Je fais partie des lauréats du concours littéraire lancé au printemps par MonBestSeller.com . J’avais été tentée par cet appel à textes parce que j’aime croquer un personnage. Pour raconter des vies, j’imagine d’abord des gens. C’est souvent de leur portrait que naissent les histoires que je vais écrire. Alors la consigne proposée m’avait vite séduite :

Capturez l’essence d’un personnage en 2000 à 3000 signes. Créez des émotions en quelques lignes. Que voulez-vous que ressente votre lecteur ? de la peur, de la colère, de la tristesse ou préféreriez-vous décontracter ses zygomatiques ? Le concours est ouvert « Portrait d’une Rencontre Fortuite ».

Et comme je suis dans l’écriture d’un roman historique au cœur de la campagne vosgienne, j’ai naturellement décidé de l’époque et du lieu de cette rencontre : un bal de Saint Jean vers la fin du dix-neuvième siècle pour le début d’un amour entre Léonie et Abel. Cela s’intitule Léonie la belle.
La contrainte des 3000 signes m’a obligée à tenir ma langue, je n’avais droit qu’à un peu plus de trente lignes, une page environ. La suite viendra plus tard.

120 portraits ont été reçus et 10 auteurs ont été primés. Les membres du jury ont sélectionnés les cinq premiers prix et souhaité offrir 5 prix spéciaux. Je suis très heureuse d’avoir reçu le prix de l’authenticité. Avec la mention : Comme une petite nouvelle du XIX ème siècle, simple et enchanteuse…portrait de campagne.
L’ authenticité est la capacité de dire vrai, c’est l’expression sincère du réel. Alors ce prix est un compliment qui me touche et je remercie les membres du jury de me l’avoir accordé.
Vous pouvez lire ce petit texte sur le site du concours, voici le lien : Léonie la belle
Bonne lecture,
Et n’hésitez pas à partager votre commentaire.

Décortiquons les expressions françaises

J’ai choisi de commencer avec cette expression bien connue : « à la queue leu leu »

Pourquoi donc me direz-vous ? Simplement parce que, lorsque je me promène au jardin avec mon appareil photo, je m’émerveille devant des petits riens et des mots aussitôt me viennent.

J’observais des punaises en pyjama rayé, plus sérieusement appelées pentatomes rayés (Gaphosoma lineatum ou italicum), en pleine activité sur des fleurs de céleri. Et les voilà à la queue leu leu ! L’ occasion rêvée de se pencher sur cette expression et son origine.

C’est pour décrire une file d’individus qui se suivent les uns derrière les autres que l’on utilise cette vieille expression et comme au onzième siècle on pouvait se passer des articles, « à la queue leu leu » est la simplification de » à la queue du leu le leu », c’est à dire : « c’est à la queue du leu qu’on trouve un leu. »
Le leu étant en français ancien le loup. A partir du onzième siècle on ne dit plus leu mais cet ancien terme est resté dans cette expression qui rivalise avec une autre depuis la découverte des Amériques et des coutumes amérindiennes : « en file indienne »

Je l’ai ai filmées ces punaises à la queue leu leu, voici la vidéo :

Vous aimez l’histoire des expressions ? Vous en aimeriez d’autres ?