L'écriture s'apprend, l'écriture se travaille, l'écriture se nourrit et peu à peu l'histoire d'un roman naît comme un trésor mis en lumière. Les personnages s'agitent et ils nous mènent.
Ce serait aujourd’hui le dernier jour du printemps ? Cette année je crois que le ciel nous a fait une farce mais on ne peut plus en rire. Ce dérèglement du temps n’attend plus qu’on réfléchisse, il veut nous faire agir. De mon côté à la campagne j’adopte tous les gestes possibles à la maison comme au potager, alors maintenant peut-être puis-je engager mes mots…
Nous sommes nés de la terre, nous y retournerons, aimons-la !
Je vous fais découvrir au fil de mes articles, ma passion pour les mots. Mon goût pour la lecture et mon travail d’écriture : quelques poèmes, des nouvelles qui bientôt formeront un recueil, et mon premier roman achevé.
Le manuscrit a donc été envoyé à différentes maisons d’éditions et la recherche d’un éditeur est un périple que je découvre, cela demande du temps, beaucoup de temps. Quand viendra le moment je vous raconterai cet envers du décor, ce moment où un auteur ose donner à lire ses mots et cette longue attente face aux comités de lecture qui ne procèdent pas tous de la même manière.
Cette attente me pousse à vous écrire. C’est à vous qui me demandez quand il sera possible de lire ce roman que je viens donner quelques nouvelles.
Pour vous faire goûter à cette histoire, je vous ai déjà donné quelques indices sur le personnage principal et les idées qui me sont venues, c’était ici , je vous ai proposé un premier extrait à écouter là , et un autre à lire. Si vous ne l’aviez pas vu, je vous l’offre à nouveau :
Et pour aller plus loin, passons au troisième chapitre. Quel passage puis-je choisir pour vous ? Il me faut quelques lignes qui pourraient vous laisser imaginer la suite, mais je ne veux pas vous en dire trop. Je ne choisirai pas les phrases les plus travaillées ou les mots les plus percutants, juste un passage qui situe l’intrigue et vous dévoile un peu des sentiments qui tourmentent le héros. Je garde le suspense pour plus tard. Je vais vous laisser vivre une scène pleine d’émotion qui annonce les enjeux :
Dites-moi ce que vous ressentez à la lecture de ces quelques lignes. Est-ce que vous imaginez les émotions qui emportent mon personnage ? Est-ce que vous voulez savoir ce qui s’est réellement passé ? N’hésitez pas, vos retours sont précieux ! J’attends vos commentaires pour échanger avec vous si vous le voulez.
Ce 23 avril, c’est jour de fête ! Une occasion pour tous les amateurs de livres du monde entier de défendre les auteurs et le plaisir de la lecture.
Le 23 avril est une date symbolique dans la littérature mondiale. C’est la date à laquelle plusieurs grands auteurs, William Shakespeare, Miguel de Cervantes et l’Inca Garcilaso de la Vega sont décédés.
Chaque année l’UNESCO désigne une capitale pour cette journée. En 2024, c’est Strasbourg qui est à l’honneur :
« En des temps incertains, beaucoup se tournent vers les livres pour y trouver un refuge et une source de rêves. En effet, les livres ont cette double-capacité unique de nous divertir et de nous instruire. C’est pourquoi nous devons assurer l’accès de tous à la connaissance et à la réflexion par le livre et la lecture. C’est à ces fins que l’UNESCO désigne chaque année une Capitale mondiale du livre. Après Guadalajara en 2022 et Accra en 2023, j’ai le plaisir d’annoncer la désignation de Strasbourg comme Capitale mondiale du livre pour 2024. » Audrey Azoulay UNESCO Director-General
La ville, avec son programme « Lire pour la planète« , met en lumière le rôle du livre dans le partage des préoccupations environnementales et des savoirs scientifiques, tout en donnant la priorité aux jeunes en tant qu’acteurs du changement. D’autres projets d’activités visant à croiser la littérature avec d’autres disciplines artistiques, telles que la musique, l’écriture dramatique et l’illustration sont programmés à Strasbourg.
Cette journée est l’occasion de promouvoir le travail de tous les métiers du livre et en particulier celui des auteurs. Soutenir les auteurs ce n’est pas seulement acheter des livres. C’est aussi assister à des événements (dédicaces, salons, festivals…). Moments riches d’émotion que de pouvoir échanger avec un auteur dont on apprécie le travail. C’est parler de ce que l’on lit et faire découvrir un auteur, rédiger un commentaire, un avis sur le site de l’auteur, sur des sites de vente, dans des groupes de lectures. C’est aider l’auteur à étendre sa portée à un public plus large sur les réseaux sociaux en déposant des « j’aime« , en laissant des commentaires et en n’hésitant pas à partager ses publications. Offrir des livres en cadeau est une belle façon de soutenir toute la filière du livre, faites aussi des dons aux écoles, aux bibliothèques aux associations caritatives et aujourd’hui plus que les autres jours encore, parlez des livres !
« Je lis parce que la vie ne me suffit pas » a dit Fernando António Nogueira Pessoa, écrivain portugais (13 juin 1888 – 30 novembre 1935) et vous pourquoi lisez-vous ?
En ce 20 mars 2024, jour de printemps, nous fêtons les 70 ans de la jeune héroïne qui a fait rêver tant d’enfants. Et pour cet anniversaire, Casterman publie un album intitulé « L’éternelle jeunesse d’une icône » de Laurence Boudard qui retrace l’évolution du personnage et analyse l’engouement pérenne pour MARTINE :
« Plusieurs éléments jouent, à mon sens. D’abord, le fait que l’héroïne porte des valeurs universelles, dans lesquelles tous les enfants peuvent se reconnaître : l’amitié, la soif d’apprendre, la curiosité, l’enthousiasme, la liberté, le désir d’autonomie. Ensuite, le fait d’avoir inscrit Martine dans un monde et des histoires proches de son lectorat force l’identification« .
Issus de l’imagination de Gilbert Delahaye, l’auteur, et Marcel Marlier l’illustrateur, ces albums titillent l’imagination par ces illustrations si détaillées et colorées.
La série de soixante albums pour enfants est un phénomène éditorial avec plus de 120 millions d’exemplaires vendus en langue française, 45 millions en langues étrangères et 30 traductions.
Je n’ai pas eu toute la collection, mais j’ai de précieux souvenirs. On m’avait offert « MARTINE fait du théâtre » et j’en parle avec toute l’émotion qui m’avait transportée à l’époque. Je vois encore les scènes ! Découvrir un coffre plein de costumes dans un grenier pour jouer la comédie c’était mon rêve. Et d’ailleurs avec mes frères et sœurs nous avons plus d’une fois inventé quelques petites représentations devant nos parents, grands-parents, oncles et tantes à l’occasion de fêtes familiales. Pour les nostalgiques, j’ai trouvé une vidéo de cet album :
“Un enfant ne voit jamais la réalité comme un adulte. (…) Quand je réalise mes illustrations, expliquait le dessinateur, j’essaie de retrouver cet esprit d’avant, quand tout était merveilleux.”
Les deux auteurs raconte des « aventures » calquées sur la réalité du jeune lectorat à cette différence près qu’à leur âge Martine et ses amis ont l’air bien libre et autonome, ce qui déjà peut faire rêver !
De nos jours le concept détourné sur internet avec des déclinaisons humoristiques ou satiriques (Martine en Espagne après le confinement, Martine bosse chez Amazone…) prouve combien Martine est ancrée dans les esprits.
La conclusion sera pour Laurence Boudard : » Hier comme aujourd’hui, lire Martine, c’est s’offrir un moment paisible, réconfortant et doux, se mettre en quête d’une certaine image du bonheur, loin des tourments de la vie moderne. Martine permet à l’enfant de se réfugier dans un espace d’innocence, une sorte de paradis universel »
Je voudrais aujourd’hui ajouter ma petite voix à ce grand combat. Mais avant d’expliquer un peu plus ce que signifie cette journée, Je vous propose d’écouter Aznavour dans ce beau plaidoyer : Le droit des femmes
De grandes causes sont encore à défendre et défendre les femmes c’est défendre le monde.
« Le monde est confronté à de nombreuses crises, qu’il s’agisse des conflits géopolitiques, de la forte recrudescence de la pauvreté, ou encore de l’aggravation des effets du changement climatique. Ces défis nécessitent des solutions qui renforcent l’autonomie des femmes. En investissant en faveur des femmes, nous pouvons susciter des changement et accélérer la transition vers un monde plus sain, plus sûr et plus égalitaire pour tous. » (ONU FEMMES – Porte drapeau mondial des femmes et des filles.)
Revenons sur l’histoire de cette fête. Les origines de cette journée internationale des droits de la femme remonte au XIXème siècle. Aux Etats-Unis d’abord, en février 1909, avec une manifestation pour le droit de vote des femmes organisée par le Comité national de la femme du Parti socialiste américain. Alors le women’s day est organisé et sera célébré chaque année jusqu’en 1914.
En Europe, c’est à l’occasion de la deuxième Conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague, en 1910, que sera proposé par l’Allemande Clara Zetkin, présidente du Secrétariat international des femmes socialistes, d’instaurer une journée des femmes afin de défendre les droits des femmes et d’obtenir le droit de vote. Approuvée à l’unanimité par les déléguées des 17 pays présents, cette résolution de Copenhague, sera suivie de la Journée internationale des femmes, célébrée la première fois le 19 mars 1911 en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse.
Annuléé pendant la Première Guerre mondiale, la Journée des femmes trouve un nouveau départ en Russie le 8 mars 1917 (23 février dans le calendrier russe), à Saint-Pétersbourg (alors nommé Pétrograd) avec des manifestations d’ouvrières qui réclament du pain et le retour des hommes du front.
Il faudra attendre 1977, pour que l’Organisation des Nations unies (ONU) adopte une résolution invitant chaque pays de la planète à consacrer la journée du 8 mars à la célébration des droits des femmes et de la paix internationale.
Ces droits revandiqués sont :
le droit de vivre libre de toute violence et discrimination,
le droit au meilleur état de santé physique et mentale possible,
le droit à l’éducation,
le droit à la propriété,
le droit de voter
le droit à un salaire égal.
Le 8 mars est donc une journée de rassemblements à travers le monde et l’occasion d’événements visant à fêter les victoires et les acquis, faire entendre les revendications, et améliorer la situation des femmes.
Il est une jolie tradition en Italie, celle d’offrir à cette occasion du mimosa. Dans ce pays, la fleur symbolise la lutte pour la parité des genres, depuis 1946, lorsque l’assemblée de l’UDI (Union des femmes italiennes) l’a choisie pour son faible coût, élément fondamental au lendemain de la seconde guerre mondiale, mais aussi parce que cette fleur fleurit en mars et parvient à croitre sur des terrains difficiles.
Chaque année, l’organisation des Nations Unies adopte un thème différent et c’est pour 2024 : « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme », avec cinq axes à étudier :
Investir en faveur des femmes : une question de droits humains
Mettre fin à la pauvreté
Mettre en œuvre un financement tenant compte des genres
Passer à une économie verte et une société de soins
Soutenir les agents du changement féministe
Dans ce combat des inégalités, l’école a un rôle crucial à jouer. La DEPP ( Direction de l’Evaluation de la Prospective et de la Performance) recense les inégalités professionnelles et salariales entre les femmes et les hommes.Elle réunit une série de données statistiques sur la réussite comparée des filles et des garçons depuis l’école jusqu’à l’entrée dans la vie active. C’est éloquent.
Taux de réussite au DNB (diplôme national du brevet) : 94 % pour les filles et 87 % pour les garçons
Part des bacheliers dans une génération : 92 % pour les filles et 82 % pour les garçons
Part des sortants diplômés de master et plus : 31 % pour les filles et 22 % pour les garçons
Taux d’emploi des diplômés de master : 74 % pour les filles et 81 % pour les garçons
Pour que, progressivement, les stéréotypes s’estompent et que d’autres modèles de comportement se construisent sans discrimination sexiste ni violence, l’éducation dans les familles d’abord puis à l’école, doit transmettre sans ambiguïté cette valeur d’égalité entre les filles et les garçons dans le respect mutuel.
En France, on retiendra le 8 mars 2024, pour l’entrée de la « liberté garantie » de recourir à l’IVG dans la Constitution française avec une cérémonie officielle et rare, ouverte au public, la cérémonie de scellement avec la pose du sceau sur la constitution française. Les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles le lundi 4 mars avaient voté l’inscription de « la liberté » de recourir à l’IVG dans la Constitution, faisant de la France le premier à pays à le faire de manière aussi explicite.
Je laisse maintenant la conclusion aux 39 chanteuses se sont réunies le temps d’une vidéo pour interpréter l’hymne du Mouvement de Libération des Femmes (MLF) : Debout les femmes !
Aujourd’hui, jour de Saint Valentin, les amoureux échangeront bisous et mots doux, parce que comme le disait Paul Géraldy « Le plus joli, pour des gens qui s’aiment, ce n’est pas seulement de s’aimer, c’est de se le dire. » (Si je voulais, 22 mai 1924).
Mais comment dire « Je t’aime » à celui ou celle que l’on a choisi ?
« En amour, de toutes les choses aisées, la déclaration est la chose la plus difficile. » (Adolphe Ricard, L’amour, les femmes et le mariage, 1857)
Il n’est pas simple d’exprimer des sentiments que l’on peine à décrire ?
Quels mots choisir pour ravir l’être cher ?
Est-ce qu’un « Je t’aime » saurait résumer ce qu’un cœur peut éprouver ?
La puissance de l’ amour a toujours inspiré les poètes, alors il est tentant d’emprunter à ces amoureux des mots, quelques bribes de leurs touchants écrits.
Dites-lui avec les mots d’Alfred de Musset que l’essentiel pour vous est de
« Se voir le plus possible et s’aimer seulement, Sans ruses et sans détours, sans honte ni mensonge, Sans qu’un désir nous trompe, ou qu’un remord nous ronge, Vivre à deux et donner son cœur à tout moment. » (extrait de « Se voir le plus possible » Poésies Nouvelles, 1850. )
ou bien, dites-lui seulement ce qu’avait dit Napoléon Bonaparte dans une lettre d’amour à Joséphine :
« Mon bonheur est que tu sois heureuse, ma joie que tu sois joyeuse. »
Vous pouvez lui dire aussi que vous l’aimez à l’infini avec les mots de Maxalexis :
Je t’aime mon diamant, Toi et tes multiples facettes Qui avec ton âme d’enfant Me fait tourner la tête.
Oui ! je t’aime à l’infini, Toi, mon amour, qui embellis ma vie. Extrait de « Je t’aime à l’infini » 2014
Et puis, si vous avez toujours du mal à trouver les mots, faites-lui entendre cette superbe chanson de Carol Arnauld :
Je crois qu’en amour il y a plus fort que les mots… Les mots pour exprimer ce que l’on ressent peuvent avoir tout le charme et la douceur que l’on veut, ils ne suffisent pas à prouver l’amour vrai. Reste à offrir des actes d’amour pour que la magie longtemps vous transporte.
Chaque année, plus de 30 millions de galettes des rois sont vendues en France. Que vous choisissiez la galette à la frangipane ou la brioche des rois aux fruits confits vous perpétrez la tradition et transmettez son histoire.
L’Épiphanie, fête religieuse, tire son nom du grec ancien ἐπιφάνεια, epiphaneia qui signifie : manifestation, apparition soudaine.
On la fête douze jours après Noël, elle a donc été fixée au 6 janvier en Occident pendant la deuxième moitié du IVe siècle (350), mais on la célèbre généralement le dimanche qui suit le 1er janvier.
Chez les orthodoxes, le calendrier julien, décalé de 13 jours par rapport au grégorien promulgué par le pape Grégoire XIII en février 1582, ne fait pas célébrer le 6 janvier, la venue des mages mais la venue de Jésus comme fils de Dieu par son baptême.
Chez les chrétiens, c’est le jour où l’on célèbre l’adoration des mages. Évoquée dans l’Évangile selon Saint Matthieu, la venue des mages ne mentionne ni leur nombre ni leurs noms et ne dit pas qu’ils sont rois. Ils cherchent le roi des juifs qu’ils veulent honorer. Ayant appris la naissance de Jésus, ils sont guidés par l’étoile de Bethléem et arrivent à la crèche pour offrir au divin enfant, l’or pour sa royauté, l’encens pour sa divinité et la myrrhe pour sa mortalité.
« Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui.«
C’est en fait le nombre des cadeaux qu’a retenu la tradition, pour pérenniser l’idée que ces mages étaient au nombre de trois.
Des récits ultérieurs ont identifié les mages par leur nom et leurs terres d’origine.
C’est dans un manuscrit initialement rédigé en langue grecque, plus de 500 ans après la naissance de Jésus puis traduit vers le VIIIe siècle en langue latine: le Excerpta latina barbari (« Extraits latins d’un barbare »), et relatant une « brève histoire du monde depuis la Création biblique » que les noms traditionnels de « Gaspard, Melchior et Balthazar » apparaissent pour la première fois.
La tradition du partage d’une galette des rois s’inspire des Saturnales, grandes fêtes païennes, célébrées par les Romains, lorsqu’ils régnaient encore sur l’Occident, en l’honneur de Saturne le Dieu du temps.
Durant cette période, associée au solstice d’hiver à la fin du mois de décembre, la tradition était de partager des repas et de s’offrir des cadeaux. Même les esclaves étaient invités à partager une galette avec les romains. Et s’ils avaient la chance de trouver la fève, ils devenaient le « roi » ou la « reine » le temps d’une journée en tant que « Prince des Saturnales » et avaient le droit d’obtenir ce qu’ils souhaitaient pour la journée.
En France depuis le XIVe siècle est célébré un « repas des Rois », on y partage la galette ou la brioche des rois, dans lesquelles on glissait à cette époque un haricot sec ou une fève.
Sous la convention, un arrêté de la Commune de Paris daté du 31 décembre 1791 tente de rebaptiser l’événement en « fête du bon voisinage », « fête des philosophes » ou « fêtes des sans-culottes » et les révolutionnaires préfèrent appeler la galette « le gâteau de la liberté »
En 1874, apparaît la première fève en porcelaine. C’est en Allemagne et elle prend la forme d’un baigneur. Ensuite les sujets vont se diversifier pour le plus grand bonheur des fabophiles qui collectionnent des séries entières de ces petites pièces.
La tradition veut que le plus jeune de l’assemblée se cache sous la table, et assure à l’aveugle la distribution des parts. Et pour la recette de la crème frangipane (un tiers de crème d’amande, deux tiers de crème pâtissière), elle devrait son nom au comte Cesare Frangipani, qui aurait offert la recette à Catherine de Médicis au XVIe siècle, en cadeau de mariage lors de ses noces avec le futur Henri II.
Savez-vous comment j’aime la galette ? Avec du beurre dedans comme dit la chanson :
« Le plaisir des mots fait partie des meilleurs plaisirs de la vie. » Bernard Pivot
Nous entrons dans le dernier mois de l’année, celui du froid et des lumières, celui qui se pare de paillettes et nous mène vers la fête. C’est le temps des bilans et des résolutions, le temps du partage et des cadeaux. Alors voici pour vous le mien : un clin d’œil chaque jour jusqu’à Noël. Je lance le compte à rebours, les yeux fixés vers le 25ème jour.
Je vous invite à découvrir, dans ce temps de l’Avent, les cases de ce premier calendrier que je me suis amusée à concocter pour vous qui aimez les mots. De jolis mots, ceux de Victor Hugo comme de Renaud, ceux d’écrivains ou d’humoristes, des mots tordus et calembours, des énigmes et des jeux, avec des photos et des vidéos, des mots inspirants pour je l’espère votre amusement.
Une nouvelle case s’ouvrira chaque matin, si tout fonctionne bien. C’est un défi pour moi que de le mettre en place, moi qui en classe n’ai jamais eu de cours d’informatique (oui je suis née dans les années soixante !) mais qui grâce à internet fouille et repère les astuces de ceux qui ont déjà fait avant moi.
J’espère que ces petits moments vous plairont. N’hésitez pas à laisser vos commentaires, au bas de cette page l’endroit est prévu ! C’est le seul moyen pour moi d’entrevoir vos attentes et d’adapter mes articles. Abonnez-vous si ce n’est pas déjà fait et partagez pour que je sois un peu plus lue. Merci d’être venu-e-s 😉
Place au jeu, il est temps pour vous d’aller ouvrir la case du jour de ce calendrier. Les cases précédentes restent ouvertes pour les retardataires 😉
Des émotions, des mots, des pages… un rêve d’écriture.
Voilà, j’ai posé les derniers mots de mon roman que j’ai maintes fois relu et corrigé. Je le confie maintenant à quelques béta-lecteurs et attends avec impatience leurs retours. Une nouvelle étape se profile avec la recherche de l’éditeur qui pourrait être séduit par mon texte au point de vouloir lui offrir la possibilité d’être lu. Voici trois ans que je travaille sur cette fiction écrite à la première personne. À l’automne 2020, j’ai ressorti des pages de cahier, que j’avais écrites il y a plus de trente ans, avec l’envie forte de reprendre l’écriture.
L’intrigue me plaisait encore mais il me fallait l’écrire autrement. Parce que j’avais mûri, parce que la vie avec ses joies et ses épreuves faisait que je n’étais plus la même, parce que mes émotions et mes mots avaient pris d’autres couleurs, parce que les rencontres et les livres m’avaient ouvert d’autres horizons, j’allais m’y remettre. Après l’excitation au moment de se lancer, il y a eu la joie d’écrire et les moments de doute aussi, parfois même des blocages. Mais je n’ai rien lâché !
Je m’étais promis que je l’écrirais ce roman, et je suis tenace !
Je ne m’étais pas donné de délai, aucune pression de ce côté-là. J’écrivais pour moi, pour le plaisir, sans savoir où cela me mènerait.
Lorsque parfois je ne voyais pas comment faire avancer le récit, ou comment lier deux scènes, je laissais sommeiller le projet. J’écrivais autre chose pour ne pas perdre cette routine d’écriture. Et pour travailler mon style, aller vers d’autres thèmes et me lancer des défis, j’ai participé à des concours d’écriture. Cela m ’a permis d’être sélectionnée pour un texte édité dans un livre jeunesse et de recevoir un prix pour l’une de mes nouvelles pour adultes. Ces moments pendant lesquels je laissais mûrir mon roman, pour m’exercer à l’écriture de textes courts, m’ont aidée à progresser. Biffer des idées, resserrer les mots, supprimer des adverbes, trouver des synonymes, reformuler pour ne pas dépasser les nombre de caractères imposés, tout cela contribue à sculpter un style.
Cela permet également de prendre du recul et de redécouvrir ensuite son roman avec un nouvel œil.
Écrire un roman c’est aussi beaucoup de travail de recherche. Pour construire une intrigue cohérente à une époque précise dans des lieux que l’on veut décrire au mieux, il faut beaucoup se documenter.
Il faut aussi se dégager du temps pour écrire et donc faire des choix et placer l’acte d’écrire avant d’autres préoccupations juste parce qu’on le décide. L’écriture impose une rage quotidienne.
Jamais je ne me suis obligée à écrire, je l’ai fait parce que j’en avais l’envie, le besoin. Pendant trois ans, je me suis laissée embarquer par mon personnage et j’en ai fait du chemin avec lui ! J’ai ouvert mon cœur pour vibrer avec lui et, avec mes mots, j’ai peint ses peurs et ses choix face au secret posé peu après sa naissance. Il m’a conduit là où je n’imaginais pas aller, m’a fait remonter le temps sur plus d’un siècle et quatre générations. J’ai sombré avec lui quand il a découvert la malédiction, et puis j’ai espéré…
Je ne peux pour l’instant vous en dire plus si ce n’est que du bouillonnement de mon inspiration sont sortis des milliers de mots, plus de 60000 pour ce roman que je voudrais tellement voir entre vos mains. Je rêve de ce partage avec vous.
C’est le 7 septembre dernier, que j’ai été invitée à recevoir mon prix pour la nouvelle « D’une rive à l’autre » que j’ai écrite dans le cadre du concours d’écriture organisé par Cap sur le Rhône. La cérémonie s’est déroulée à Lyon à la Villa Gillet, maison internationale des écritures contemporaines. Le président du jury était l’écrivain Emmanuel Ruben et les compliments qu’il a bien voulu m’offrir sont pour moi un véritable encouragement à poursuivre ce chemin d’écriture sur lequel je me suis lancée.
Les comédiens Claire Bourgeois et Mohamed Brikat de la compagnie Le Raid avec tout leur talent, ont mis en voix nos textes et je vous assure que c’était émouvant de les entendre.
Il y avait deux prix pour la forme narrative adulte et j’ai reçu le second prix ex aequo. Ont également été décernés deux prix pour la forme poétique adulte et un prix hors catégorie. Ma nouvelle fait donc partie du recueil édité sous le titre « Dans les courants du fleuve ».
Le recueil de nouvelles et poèmesextrait : début de ma nouvelle
La villa Gillet, dans le parc de la cerisaie, est un lieu de rencontre et de création, un outil au service des écrivains, des professionnels du livre et de la recherche, et de tous ceux que la littérature et le débat intéressent.
Et dans le précédent article vous pourrez lire tous les détails du concours, l’ appel à textes et les consignes, le règlement, le jury, les sélections… c’est ici : un concours remporté
Nouvelle information du 17 juin 2024 : L’association Cap sur le Rhône réitère son appel à création cette année. Le projet s’adresse aux scolaires et au grand public et offre, par des ateliers d’écriture avec des spécialistes de la BD, l’opportunité de créer une revue roman photo à partir de la photothèque dédiée aux fleuves Rhône et Saône. Je vous invite à découvrir et soutenir ce projet sur cette page là : Rhône et Saône en roman-photo.