Un concours remporté !

Crédit photo Cap sur le Rhône

Me voici lauréate d’un nouveau concours d’écriture, les résultats sont dévoilés… Imaginez ma joie d’être appelée à recevoir le deuxième prix !

Le réseau Cap sur le Rhône a organisé son deuxième concours d’écriture avec l’objectif de favoriser le dialogue entre la littérature, l’histoire, les patrimoines culturels et naturels, et les enjeux contemporains de la Saône et du Rhône.

Crédit photo Cap sur le Rhône Les nouvelles reçues

Le jury, conduit sous la présidence de l’écrivain Emmanuel Ruben et composé de représentants du monde du livre et de la littérature, de membres ou partenaires du réseau Cap sur le Rhône, d’acteurs de la préservation de l’environnement, d’experts du fleuve et de représentants de l’Éducation Nationale, me fait l’honneur et la joie de m’attribuer le deuxième prix pour ce concours d’écriture.
Tous les résultats sont ici : Ateliers & concours d’écriture 2022-23 – Cap sur le Rhone

Ma nouvelle « D’une rive à l’autre » retrace le voyage de Jean-Baptiste qui va suivre la Saône, depuis ses premiers friselis au pied des Vosges jusqu’à Vexellon en Haute-Saône où il va à la foire en empruntant la forêt de Darney, haut lieu de la verrerie. Nous sommes en mars 1853, il faudra traverser la Saône avec le bac. Le cœur de ma nouvelle m’a été inspiré par un drame qui s’est réellement déroulé ce jour là d’une rive à l’autre de la Saône.

Les consignes étaient :
* ne pas dépasser 16 000 signes maximum, espaces compris,
* répondre au thème suivant :
Fleuve d’hier, d’aujourd’hui, de demain, prospective des cours d’eau … Comment penser dans le temps les mobilités du fleuve ? Le thème générique « Fleuve et mobilités » se décline en trois sous-thématiques, que les participants peuvent traiter indépendamment ou en complémentarité :

  • Dimension économique : transport fluvial, des marchandises et des personnes, sur l’axe Rhône-Saône, le Léman, hier, aujourd’hui et demain ;
  • Voyage, patrimoine, tourisme : voyages réels ou imaginés dans le temps et l’espace, cyclotourisme (ViaRhôna, Voie Bleue Moselle Saône, …), croisières, patrimoines en lien avec l’histoire de la navigation, récits de voyages « historiques », voyages intérieurs, …
  • Approche environnementale et biodiversité : espace de mobilité, connectivité et dynamique fluviales avec le transport des sédiments, corridor migratoire pour le vivant ( oiseaux, poissons, végétal, …) , etc

Cette écriture a fait remonter en moi de beaux souvenirs d’enfance puisque petite je passais mes vacances d’été chez mes grands-parents au bord de la Saône avec mes frères et sœurs, cousins et cousines. C’est aussi un clin d’œil que je leur adresse avec ces mots choisis.

J’espère vous transmettre le plaisir que j’ai eu à écrire cette nouvelle en vous offrant cette lecture.
Elle est éditée sur le site de Cap sur le Rhône, vous pouvez donc lire le PDF ici :
Concours d’écriture Cap sur le Rhône D’une rive à l’autre Catherine Clavier Lemaire

Venez me dire en commentaire si vous appréciez… ou pas.

Solange, un prénom pour mon personnage choisi par hasard ?

Je ne sais pas comment le prénom de ce personnage m’est apparu. Pourquoi ai-je choisi de l’appeler Solange ?
Les rationalistes diront que c’est le hasard, d’autres y verront peut être un signe…
Moi je m’en étonne maintenant…
Je vous explique :
Lorsque j’ai eu l’idée de proposer un petit jeu concours pour faire gagner ma dernière nouvelle « Les rêves de Solange » je me suis demandée quel était le bon moment pour le mettre en place.
J’ai pris mon calendrier pour y réfléchir et me suis aperçue que la Sainte Solange arrivait…
C’était une belle occasion ! Fêter Solange s’imposait.

J’ai voulu en savoir un peu plus sur Sainte Solange et c’est là que la coïncidence m’a frappée.
Selon la légende, Solange, petite bergère née en 862 près du bourg de Saint-Martin-du-Crot, au nord-est de Bourges, voulait consacrer sa vie à Dieu.
Sa grande beauté attire les regards et lorsque Bernard de Gothie, comte de Bourges et d’ Auvergne l’aperçoit dans un champ au milieu de ses moutons il décide qu’elle deviendra sa femme.
Elle refuse, il l’enlève de force, la place sur son cheval et se lance au galop. Elle se débat et, au passage d’un ruisseau, elle le fait tomber avec elle et tente de s’enfuir. Furieux, il sort son épée et lui tranche la tête.
On dit que, sa tête coupée, elle prononça encore trois fois le nom de Jésus et qu’elle ramassa sa tête pour la conduire dans l’église du bourg qui prit ensuite le nom de Sainte-Solange. Elle est depuis la sainte patronne du Berry.

Julien Descloux, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Dans ma nouvelle, il n’est question ni de comte ni de Dieu. Mais « ma » Solange aussi a beaucoup de caractère et on veut lui imposer un mariage. Elle organise sa fuite et connaîtra une fin tragique.

Alors, la coïncidence m’a frappée lorsque j’ai découvert le destin de Sainte Solange.
Je ne sais pas pourquoi j’ avais choisi de la prénommer Solange.
Était-ce vraiment le hasard ? L’inspiration serait-elle venue d’ailleurs ? Je ne cherche pas plus loin, son prénom lui va si bien.

C’est aujourd’hui, le 10 mai, le jour de la Sainte Solange, l’occasion pour moi de vous écrire ces quelques mots.
C’est aussi le moment de faire gagner ma nouvelle sur ma page Facebook et sur mon compte Instagram

Si vous avez envie de découvrir ma Solange, rendez-vous ICI

Les rêves de Solange : une nouvelle éditée

J’ai repris une nouvelle écrite il y a quelques mois pour la retravailler.
Je garde à l’esprit mon objectif qui est de composer un recueil des textes que j’ai déjà.
Ils sont bien différents mais je voudrais trouver une unité en dégageant un fil rouge.
Avec la réécriture de cette nouvelle, quelques idées sont venues, le texte s’est un peu étoffé et il me plaît maintenant de vous la proposer.

Cette couverture que j’ai imaginée, donne déjà le ton. Vous comprenez, avec ces trésors dénichés au grenier, que j’ai fait un vrai bond dans le passé.
Et j’espère que vous aurez envie de me suivre avec le résumé en 4ème de couverture :

Alors, serez – vous tentés de goûter à mes mots ?
Je vous laisse lire les premières lignes de cette intrigue sur cet aperçu de mon écran lorsque je travaillais la conversion de mon fichier texte en version ebook :

J’entends déjà les adeptes du papier qui, comme moi, aiment tenir un livre et tourner les pages, revendiquer le livre broché ou relié. Mais pour une courte nouvelle c’est impossible de faire imprimer. Alors, je vous le disais plus haut, j’ai bien l’intention de rassembler toutes mes nouvelles dans un recueil et je rêve de le proposer à une maison pour une édition papier.

Et pour patienter je vais publier quelques nouvelles sur différentes plateformes d’édition en ligne, vous trouverez les accès ici : les publications
mais je vais aussi garder le secret sur d’autres pour que vous puissiez les découvrir dans le futur recueil.

J’espère vous embarquer avec moi et vous souhaite un bon moment de lecture.

2022 s’achève

Voici que l’année tire sa révérence laissant place à 2023 qui, je le souhaite, apportera paix et réconfort à ceux qui souffrent, santé et bonheur à tous.

C’est l’heure des bilans et des bonnes résolutions. Je n’y échappe pas.
Et dans ma liste des objectifs il y a évidemment finir mon roman ! Je travaille maintenant sur le troisième et dernier acte : le dénouement. Je devrais donc pouvoir poser le mot fin en 2023.

Les appels à textes et concours d’écriture de 2022 ont maintenant donné leurs résultats et je vais pouvoir en 2023 vous faire découvrir les nouvelles que j’avais proposées.
Et pourquoi pas éditer un recueil ?

Sur mon chemin d’écriture, je retiendrai que 2022 a été l’année de mon premier contrat d’auteur aux Editions du petit ruisseau

Le temps a filé vite,
Le temps m’échappe,
Le temps s’arrête quand j’écris quelques vers…


Alors je vous offre ces quelques mots, à l’aube de la nouvelle année, il est temps !

Le temps
2022

Ce soir, fêtez cette fin d’année joyeusement, célébrez la nouvelle qui arrive avec tous les espoirs. Que 2023 vous apporte santé, bonheur et réussite !

Sélectionnée !

La réponse est venue en juillet…
Je fais partie des gagnants du concours d’écriture !
Créer un livre jeunesse en fédérant autour d’un beau projet, c’est l’idée qu’a eu une illustratrice de l’ Aveyron Anaïs Verdier.
En mai 2022, elle a lancé un concours d’ écriture autour de ses illustrations et a reçu 870 textes venus de France et d’ailleurs (Allemagne, Belgique, Canada, Guinée, Madagascar, Bénin, Haïti, Maroc…)
Une équipe de 16 jurés a eu deux mois pour lire toutes ses histoires imaginées pour les enfants de 3 à 10 ans.
Et à l’issue d’une belle journée de délibération, un 14 juillet, 24 auteurs ont été sélectionnés.
J’en fais partie ! Quelle joie d’être embarquée dans ce projet coopératif.
Anaïs a pris son téléphone pour nous annoncer elle-même la nouvelle et prendre le temps d’échanger sur la façon dont allait se dérouler ensuite la création du livre.
Voici notre collectif d’auteurs que nous avons baptisé « Les mots des rives » , Anaïs ayant fondé les éditions du petit ruisseau.

Et notre répartition géographique :

Ce livre à tout pour plaire: Un grand format 28 x 28 cm, adapté à la lecture en groupe avec des images pleine page en regard d’un texte, des thèmes familiers autour des enfants et des animaux prônant le respect, l’entraide et le bien vivre ensemble, des textes variés (poésie, calligramme, conte, chanson, récit), des illustrations colorées avec plein de détails à observer, des jeux et des activités, deux illustrations bonus sans texte pour offrir la possibilité aux lecteurs de devenir eux-aussi auteurs, le livre sera coopératif jusqu’au bout.
Il deviendra peut-être même solidaire si le nombre d’exemplaires pré-vendus est suffisant, alors soyez nombreux à nous soutenir pour que l’on arrive aux dons de livres à des associations caritatives, la LPO, la FCPN et UNICEF.
Il sera imprimé dans l’Aveyron par une imprimerie labellisée utilisant des papiers respectueux de l’environnement. Avec une couverture rigide et du beau papier, il sera durable. Regardez comme il est beau :

Anaïs et Pablo, son chéri, ont estimé à 1500, voir 1800 le nombre d’heures passées d’avril à septembre pour arriver au lancement du livre coopératif sur Ulule, sans compter le travail d’illustration.
C’est le 30 septembre que nous nous sommes retrouvés à La Bastide L’Evêque pour la fête de lancement du livre. J’ai pu tenir entre mes mains la maquette !

Vous pouvez soutenir notre projet sur la plateforme Ulule: ICI Les frais de port sont gratuit spécialement pour la campagne de prévente et tous ceux qui nous soutiendrons auront leur noms dans les pages de remerciement.
Anaïs a prévu des cadeaux pour tous les souscripteurs, des offres de parrainage, des offres pour les écoles, les bibliothèques, les centres de loisirs, les comités d’entreprises, les commerçants.
Vous trouverez toutes les informations, les coulisses, les extraits, les vidéos, les offres sur la page de notre campagne de financement participatif : ulule.com/kunigo/
Un grand merci à tous ceux qui déjà nous soutiennent, nous arrivons au premier palier des préventes. Alors rejoignez-nous pour aller plus loin encore.

Des nouvelles de mon roman

C’est vrai j’avance doucement.
Puisque c’est un premier roman, je découvre au fil de mes avancées ce que veut dire « écrire un roman » et je dois tout apprendre.
Je lis, j’écoute interviews et podcasts, j’échange sur les réseaux, je participe à des concours d’écriture. Cela ralenti évidemment l’ avancée de mon roman mais cela me permet de mieux écrire.
L’essentiel pour moi n’est pas de finir vite mais juste de finir, d’aller au bout de ce chemin avec mon personnage.
J’avance avec lui, j’ai des idées pour lui, mais je crois que c’est lui qui me mène. Je n’ai pas bâti la structure de mon roman avant d’écrire, tout se construit au fil de l’écriture.
Donner vie avec des mots est une chose formidable.
Mon personnage a donc pris vie, il a découvert un secret familial qui l’entraîne sur la route. Il y aura des rencontres qui vont compter et d’autres non. Il va redessiner une branche à son arbre généalogique et tout va changer.
J’ai couché mes mots sur 130 pages déjà et avec plus de 300000 caractères et espaces j’ai dépassé le « roman court », mon texte entre dans la catégorie « roman » mais je n’irai pas jusqu’au pavé. La fin approche …
J’aimerais déjà vous faire lire tout cela.
Mais pour l’instant vous n’avez droit qu’aux extraits.
Que choisir aujourd’hui, pour ne pas vous en dire trop mais vous donner tout de même à goûter mes mots.
Arbitrairement, j’ai ouvert mon fichier à la page 91 et j’ai choisi une phrase. Puis j’ai fait défiler, en prenant quelques mots jusqu’à la page 97. Voici ce que j’y ai pioché :

Aurez-vous l’envie d’aller plus loin dans la lecture, avec ces quelques bribes ?

L’écriture de nouvelles, un moyen de travailler son style.

Photo de Lisa sur Pexels.com

« Je tiens la nouvelle pour la meilleure école d’écriture. » disait Hervé Bazin.
L’écriture s’apprend, alors, en bonne élève, j’écoute le conseil et je multiplie les exercices.
Je travaille aussi mon écriture en écrivant des nouvelles, j’aime ça et l’objectif qui impose d’être bref n’est pas simple.
Au contraire du roman, où l’on prend le temps d’installer son univers et son monde, la nouvelle impose de trancher. Et puisqu’il faut faire court, le choix des mots est décisif. Chacun d’eux doit servir à la narration sinon il sera supprimé. On va donc relire sans hésiter à couper, puis revenir encore et encore sur son texte pour ciseler jusqu’à l’essentiel. C’est en cela qu’on apprend à être clair, il ne doit rien manquer et pourtant il ne faut pas trop en dire.
La clarté de l’intrigue, l’univers réduit, le nombre de personnages et d’actions limités, vont concentrer l’effet narratif et donner le rythme jusqu’à la chute qui arrive quand on ne l’attend pas pour surprendre le lecteur. C’est un vrai plaisir que d’imaginer une fin insolite qui puisse frapper le lecteur.
Pour corser un peu plus la tâche, je réponds à des appels à textes, des concours qui donnent un thème et un nombre de caractères imposés, parfois même la phrase d’accroche est donnée.
Ces nouveaux défis me poussent hors de ma zone de confort et ouvrent le champ des possibles.
Parmi les bonnes résolutions que j’avais projetées au début de l’année 2022, j’avais posé l’objectif d’envoyer un texte par mois.
En cette fin juillet, je devrais donc avoir totalisé sept participations.
Pensez-vous que je m’y suis tenue ?

Et bien, j’ai proposé :
un poème
une page pour la littérature jeunesse
une micro nouvelle
un conte
et quatre nouvelles

Je suis donc dans les clous et espère tenir le rythme jusqu’en décembre.
Les premiers résultats arrivent, je vous donnerai bientôt des nouvelles.

En attendant si vous avez envie de lire la dernière nouvelle proposée. Elle est en ligne sur le site du concours Lire magazine-Librinova, la phrase d’accroche imposée était : Le lundi 5 novembre 2018, l’agent funéraire procéda à l’ouverture du cercueil pour l’exhumation, il était vide…
Je me suis donc amusée à mener l’enquête et le titre de ma nouvelle est : Où est passé l’oncle Edgard

Je vous souhaite une bonne lecture,


Les jalons de mon chemin d’écriture

Il y a cinq mois, j’écrivais le premier article de ce blog et vous dévoilais mon rêve d’écriture.
Je vous parlais alors d’un roman en gestation. Je crois que je vous dois un petit regard dans le rétro pour vous dire comment les choses évoluent.

J’imaginais aller au bout de mon intrigue sans trop de soucis puisque j’avais en tête une idée de la fin de mon histoire.
Mais c’était sans compter sur les moments où les choses bloquent. Une péripétie qui nous emmène ailleurs, des événements que l’on ne parvient pas à relier, une scène qui ne vient pas…

Alors j’ai pris le temps de réfléchir sur mon écriture, j’ai cherché comment font les autres, j’ai parcouru des blogs, des pages, des vidéos, me suis inscrite à des masterclass d’écriture et j’ai participé à des concours d’écriture.

J’ai découvert que je suis une auteur plus « jardinière » que « architecte » , c’est ainsi qu’on classe les auteurs en fonction de leur façon d’écrire. Je ne bâtis pas de plans, ne construis pas des fiches de personnages, je sème des mots, je plante des idées, je creuse, je glane, je taille…

Mais avec ce que j’ai appris, mon travail a changé. Je sais maintenant ce qu’on appelle un arc narratif, j’ai vu ce que pouvait m’apporter de travailler sur la structure du récit.
Je continue à apprendre pour mieux avancer et mes objectifs ne sont plus les mêmes.
Il me tardait au départ de poser le mot fin à mon roman, maintenant je n’ai plus peur de le laisser dormir un peu pour travailler sur d’autres textes qui ne peuvent qu’améliorer mon style.

J’ai donc écrit pour deux concours de nouvelles, un concours de poésie, un appel à textes dans le cadre de la semaine de la francophonie, et je prévois de répondre à d’autres encore car c’est pour moi un moyen d’écrire des choses que je n’entrevoyais pas, les consignes en matière de thème ou de nombres de mots obligent à sortir de sa zone de confort et booste la créativité.

Mon roman a bien avancé aussi et onze chapitres sont écrits. J’arrive au moment fort, le climax dit-on.
Je me rends compte que je ne vous ai donné qu’un seul extrait et cela lors du premier chapitre, si vous voulez le relire c’est ici


Et je vous propose un nouvel extrait avec ces quelques lignes tirées du second chapitre :

Est-ce que vous aimez ces extraits ?
Dites-moi en commentaire, si vous voulez en voir d’autres.

Auto portrait esquissé par les mots.

Avec l’écriture, l’envie de se dévoiler plus, tout doucement apparait.
Mais que vous dire de moi pour me définir simplement.
Un portrait chinois, le questionnaire de Proust, une liste de qualités et de défauts ?
Rien de bien enthousiasment la dedans, je trouve.

En y réfléchissant, j’ai trouvé cette image bien parlante :

Oui c’est tout à fait moi ça, j’aime les jolies chaussures à talons mais j’aime être à l’aise !

Et puis il y a plein d’autres choses que j’aime et celles que je n’aime pas du tout. Alors je vais vous raconter.

J’aime le bruit des feuilles que j’écrase sous mes pas dans la forêt, je n’aime pas les abats et les betteraves rouges.
J’aime les petits villages pittoresques, je n’aime pas les films d’horreur.
J’aime laisser fondre un carré de chocolat praliné dans ma bouche, je n’aime pas suivre les recettes sans y mettre ma touche personnelle.
J’aime me caler sur de gros oreillers pour m’évader dans un roman, je n’aime pas les gens pétris de mauvaise foi.
J’aime nos grandes tables de famille, je n’aime pas les jours sans soleil.
J’aime les petites surprises qui ne coûtent presque rien mais qui réchauffent le cœur, je n’aime pas les gens qui écrasent les autres pour briller.
J’aime la lumière des grandes baies vitrées, je n’aime pas le café.
J’aime le matin plus que le soir, je n’aime pas les gens qui jettent leurs déchets n’importe où.
J’aime la vie à la campagne, je n’aime pas les conflits.
J’aime les livres, les arts, je n’aime ni les profiteurs, ni les nombrilistes ni les copieurs.
J’aime rêver que tout est possible, je n’aime pas me séparer des choses je dis toujours qu’elles pourront resservir.

Vous voyez, je ne suis pas compliquée…

Et vous, il y a un truc que vous aimez par dessus tout ?

Des mots aux expressions.

La lecture nous apporte parfois de jolies surprises. Au détours d’une phrase c’est un mot nouveau qui nous frappe. On le trouve beau, ou on l’aime moins, mais il s’ajoute à notre bagage.
Et puis il y a ces bons mots, ces petites phrases drôles ou assassines, ces mots posés en dictons ou proverbes, ces belles citations et ces mots devenus expressions.
Mots d’esprit pour divertir ou mots narquois, voir irrévérencieux, qui cherchent à provoquer, ils sont choisis et posés pour faire mouche.

Les concours de bons mots étaient à la mode au cours du XVII et XVIII siècle dans les salons parisiens et à la cour du roi.
A Versailles, le roi Louis XVI aurait demandé à l’écrivain Antoine de Rivarol : « On raconte que vous faites des mots d’esprit sur tout… Faites-en un à mon sujet ? ». Et il lui aurait répondu de ce bon mot : « Oh Sire, le Roi n’est pas un sujet ! »

Certains mots vieillissent, certains s’oublient puis disparaissent. Pourtant ils ne manquaient ni de malice ni de poésie à une époque maintenant révolue.
Des expressions argotiques ou régionales emplies de bon sens ou riches d’inventivité ont exprimé les mœurs, us et coutumes, révélant la vie de ceux qui nous ont précédés.
C’est un patrimoine qu’il nous faut garder, tous ces mots méritent d’être écrits, d’être lus d’être entendus.

Alors j’ai envie de venir, de temps à autre, partager sur ce blog des expressions oubliées ou presque pour le plaisir de les faire renaître un instant.
Aujourd’hui je vous propose celle-ci :


« Se pousser du col »

avec une illustration du dessinateur Francisque POULBOT (1879 – 1946) aux crayons de couleurs et encre de chine, au moment de la guerre 1914-1918.

Photo : © Christian Devleeschauwer

Cette expression trouverait ses origines dans les habitudes des bourgeois prétentieux qui soulevaient le col de leurs chemises par esprit de vantardise. Elle signifie donc :
se mettre en valeur, se vanter, être prétentieux.

Connaissiez-vous cette belle expression « ça se pousse du col » ?